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vote au Rathaus BerneDans le dialogue œcuménique, être un ministre du Culte est un avantage. Mais les délégués de la Fédération des Églises protestantes de Suisse ont choisi de privilégier le principe protestant de l’égalité de tous les baptisés.

Photo: Le texte issu de la première lecture a été adopté à l'unanimité. 

Par Joël Burri

Peut-on être le représentant de la plus grande organisation protestante de Suisse sans être ordonné? C’est la question que se sont posés mardi 24 avril en assemblée les délégués de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS). Ils étaient réunis depuis lundi pour achever la première lecture de la nouvelle constitution de la faîtière qui regroupe les différentes Églises réformées cantonales, l’Église évangélique méthodiste de Suisse et l’Église évangélique libre de Genève. Dès l’entrée en vigueur du texte, la FEPS deviendra Église évangélique réformée de Suisse (EERS).

Société / 25 avril 2018 - 08:00

Brèves

«Almost nothing» primé à Visions du réel
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Les Théopopettes au Salon du livre

AD FEPS, Berne, le 24 avril 2018Le Synode de la future Église évangélique réformée de Suisse aura une large liberté dans le choix de son exécutif. En première lecture, les délégués des Églises membres ont biffé de nombreuses restrictions sur le choix des membres du conseil et du président.

Par Joël Burri

L’idée d’une présidence forte avait fait grincer des dents lors de la mise en consultation d’un avant-projet de nouvelle Constitution de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS). Il avait d’ailleurs déjà été surnommé «évêque des protestants», mais lundi 23 avril, réunis en assemblée à Berne, les délégués des différentes Églises membres ont porté les derniers coups de crayon pour biffer les prérogatives du président de la future Église évangélique réformée de Suisse (EERS) lors de la reprise de la première lecture du projet de constitution.

La cathédrale Saint Pierre CC(ba-sa) GFuerst via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Cathedrale_Saint_Pierre_Geneve.JPGLes Églises du bout du lac assument seules les coûts liés aux bâtiments religieux. Un fardeau! D’autant plus que les communautés sont limitées dans leurs possibilités de valoriser financièrement ces biens.

Photo: La cathédrale Saint Pierre CC(ba-sa) GFuerst

Par Joël Burri

L’entretien de la cathédrale Saint-Pierre coûte à l’Église protestante de Genève (EPG), l’équivalent de 10% de son budget. C’est l’une des informations lâchées lors de la conférence de presse des Églises historiques du canton avant le début de la deuxième lecture du projet de loi sur la laïcité au Grand Conseil. Lieux de culte, certes, mais aussi monuments historiques et attractions touristiques de premier ordre, faire peser sur les communautés religieuses l’entretien de ces édifices est une spécificité genevoise.

Affiche de «La cuchaule interdite»La cohabitation entre confessions dans le canton de Fribourg: un sujet sérieux revisité avec humour samedi soir et dimanche après-midi sur la scène de la Fourmilière à Villaraboud.

Par Joël Burri

«Je pense que dans les années 1900 jamais on aurait pu imaginer qu’entre catholiques et protestants on puisse bien s’entendre», explique un pasteur à la paroissienne qu’il a embarqué dans un voyage temporel à la recherche de la recette de la cuchaule protestante. Les deux protagonistes viennent d’assister à une rencontre entre prêtres en 1890, inquiets de voir l’entrepreneur veveysan, donc protestant, Cailler projeter de construire, juste avant le carême, une usine de chocolat à Broc, dans la très catholique Gruyère.

Jurgen LottSpécialiste en pédagogie de la religion à l’Université de Brême, le professeur Jürgen Lott s’intéresse au rapport que les jeunes entretiennent avec la religion. Interview.

Photo: Jürgen Lott DR

Par Holger Wetjen

Dans un lycée de Brême, deux garçons de treize ans discutent de religions et de prières pendant la récréation. Ils découvrent qu’ils ont la même façon de parler avec Dieu. C’est plus tard seulement qu’ils apprennent que l’un vient d’une famille musulmane, l’autre d’une famille protestante. Leur dialogue n’est pas «interreligieux» puisque celui-ci aurait pour condition que les élèves aient conscience de leur appartenance différente. C’est un dialogue religieux interpersonnel. Jürgen Lott, professeur émérite en pédagogie de la religion à l’Université de Brême pose un regard d’expert sur ce genre de phénomènes.

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