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L'arche de Noé en jouet https://flic.kr/p/7BVk31En Suisse, le prénom le plus donné en 2016 a été Noah. Dans le top 10 pour les garçons figurent cinq autres prénoms bibliques: Gabriel, Luca, Elias, David et Samuel.

Photo: CC (by-sa) Henry Burrows

Par Laurence Villoz

«L'Europe occidentale s'est construite sur une base judéo-chrétienne très forte. Les lois d'antan n'autorisaient que des prénoms issus de l'évangélisation. On parlait alors du fameux ‘calendrier des saints’. C'est la raison pour laquelle jusqu'à ces dernières années, ce sont les prénoms bibliques qui représentaient le plus la société suisse», explique le psychanalyste Francois Bonifaix, spécialiste des prénoms. Pour la quatrième année consécutive, Noah arrive en tête du classement des prénoms les plus attribués aux petits garçons en Suisse en 2016, selon le classement annuel de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Vue de Jérusalem 2009 CC(by-nc-nd) Cycling Man via https://flic.kr/p/9RmgyeProche des milieux évangéliques, l’Union démocratique fédérale a lancé une pétition pour que la représentation suisse en Israël soit transférée de Tel-Aviv à Jérusalem. Cette demande a-t-elle des fondements religieux?

Photo: Vue de Jérusalem CC(by-nc-nd) Cycling Man 

Par Joël Burri

En décembre, Donald Trump a annoncé sa volonté de déplacer à Jérusalem l’Ambassade américaine en Israël. La concrétisation rapide de cette requête du Congrès laissée en suspens depuis 1995 a provoqué un tollé international, mais a aussi satisfait grandement les évangéliques blancs américains qui font partie de la base électorale du président. En Suisse, une demande similaire existe. Elle émane, ici aussi, des milieux protestants évangéliques, puisqu’une pétition à ce sujet vient d’être lancée par l’Union démocratique fédérale (UDF).

Jean Decorvet, recteur de la HET-PRO ©HET-PRODepuis l’automne passé, le cursus de l’école biblique Emmaüs a été complètement revu pour devenir Haute École de théologie HET-PRO. Une fois les premiers titres délivrés sur ce nouveau programme, les responsables prévoient de demander la reconnaissance comme haute école spécialisée (HES) de leur institut de formation. Les facultés de théologie des universités de Lausanne et Genève ont déjà fait savoir qu’elles ne collaboreraient pas avec ce «nouveau» venu. Recteur de la HET-PRO, Jean Decorvet répond par écrit aux questions de Protestinfo.

Photo: Jean Decorvet, recteur de la HET-PRO ©HET-PRO

David Hamidovic le doyen de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne (FTSR) a annoncé devant le Synode de l’Église réformée du canton de Vaud qu’une collaboration avec la HET-PRO ne serait pas possible. Interrogé par Protestinfo, il s’en est expliqué. Comment accueillez-vous cette nouvelle?

Avec un certain étonnement. Ce n’est pas le principe d’une non-entrée en matière qui m’étonne, car cela est la prérogative des facultés de théologie, du moins tant que l’accréditation fédérale ne nous est pas octroyée. En revanche, la façon dont la HET-PRO est dépeinte révèle une méconnaissance réellement surprenante du dossier. Sans vouloir relever l’ensemble des approximations ou caricatures commodes qui parsèment le texte de M. Hamidovic, il est essentiel de rappeler ce qu’est cette Haute École de théologie. La HET-PRO entend offrir des formations qui conjuguent spiritualité vivante, excellence académique, compétences pratiques et dynamique missionnelle (NDLR Trop connoté, le terme missionnaire tend à être abandonné. Il s’agit de l’engagement du croyant à partager sa foi.) La perspective est donc clairement professionnalisante en ce sens qu’elle veille dès la conception des programmes de formation à la «transférabilité» dans la pratique des connaissances et compétences visées. Comme cela est demandé de tout HES, la HET-PRO veille à diffuser sa «culture professionnalisante» dans l’ensemble de ses activités académiques.

Thomas RömerAlors que les chrétiens entrent en période de carême pour quarante jours, le professeur d’Ancien Testament Thomas Römer analyse la place de la nourriture dans la Bible hébraïque. De la famine au sacrifice animal.

Photo: Thomas Römer au Cazard

Par Laurence Villoz

«Manger semble aller de soi aujourd’hui, mais ce n’était pas le cas dans l’Antiquité», lâche Thomas Römer, professeur d’Ancien Testament à l’Université de Lausanne et de «Milieux bibliques» au Collège de France, à Paris. Le spécialiste s’est penché sur l’importance de la nourriture dans la Bible hébraïque, lundi 12 février, au Cazard à Lausanne. Il était l’invité de l’Association Des calories pour la vie qui propose de renoncer à un repas par semaine et de verser la somme économisée à une œuvre qui lutte contre la faim dans le monde.

Eglises / 14 février 2018 - 08:00

Brèves

Caux-Initiatives et changement change de nom
L’Europe face au terrorisme
Célébrer la Saint-Valentin dans le noir

Pierre de Coubertin https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Baron_Pierre_de_Coubertin.jpgAlors que la flamme olympique brille depuis quelques jours à Pyeongchang, l’historien Patrick Clastres pose un regard d’expert sur les «religions» de Pierre de Coubertin, le fondateur de l’olympisme. Interview.

Photo: Pierre de Coubertin LDD 

Par Laurence Villoz

Historien et professeur à l’Institut des sciences du sport de l’Université de Lausanne, Patrick Clastres finalise la rédaction d’une importante biographie de Pierre de Coubertin. Ce baron français né en 1863 à Paris et décédé en 1937 à Genève a redonné vie aux Jeux olympiques à l’ère moderne. Dans le cadre d’un cycle de conférences publiques sur le sport et la religion, Patrick Clastres présentera les «religions» de Pierre de Coubertin, le 15 mars à l’Université de Lausanne.

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