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lundi, 19 juin 2017 09:30

Les paroisses négocient l’addition

synode sainte croixPlus de la moitié du montant des oboles glissées dans les troncs des paroisses protestantes vaudoises est reversé à la caisse centrale de l’Eglise, mais cette proportion varie d’un bout à l’autre du canton puisque la contribution d’une paroisse dépend du nombre de ses membres et non des montants qu’elle collecte effectivement. Un fonds de solidarité entre paroisses va être créé pour aider celles qui peinent à atteindre leurs objectifs.

Par Joël Burri

«Est-ce qu’on entend faire rayonner l’Eglise vaudoise dans son entier ou est-ce qu’on entend faire rayonner sa paroisse? Notre Eglise est très congrégationaliste», s’est agacée la pasteure Florence Clerc-Aegerter devant le Synode de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud. Réuni à Sainte-Croix vendredi après-midi et samedi, l’organe délibérant a pris beaucoup de temps pour débattre des montants que les paroisses doivent verser à la caisse centrale.

Une partie des représentants des associations lançant l’appel sur le canton de Vaud lors de la conférence de presse. ©Caroline AmbergerLes organisations actives auprès des réfugiés ont présenté des situations dans lesquelles des renvois administratifs ont été prononcés de manière inhumaine. Elles soutiennent en terre vaudoise le texte lancé à Genève qui demande aux autorités cantonales et fédérales davantage de respect pour les droits de l’homme et les droits de l’enfant lors des décisions administratives de renvoi.

Photo: Une partie des représentants des associations lançant l’appel sur le canton de Vaud lors de la conférence de presse. ©Caroline Amberger

Par Joël Burri

Les accords de Dublin prévoient que la demande d’asile est traitée par le premier état signataire dans lequel le requérant a séjourné. En clair, un requérant déposant une demande en Suisse peut-être renvoyé vers l’Italie s’il apparaît qu’il a traversé ce pays pour arriver en terre helvétique. Les autorités ont toutefois la possibilité de renoncer à cette expulsion purement administrative pour des raisons humanitaires ou de compassion. Mais à en croire les associations actives dans l’aide au requérant, la Suisse pratiquerait de tels renvois de manière «brutale» et «systématique».

drapeau vaudois CC(by-sa) Roland Zumbühl (Picswiss) via: https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3APicswiss_VD-43-08.jpgReconnaître la prohibition de la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. Cet ajout empêche, pour l’heure, plusieurs communautés membres de la Fédération évangélique vaudoise de signer la déclaration liminaire d’engagement. La procédure de reconnaissance de la fédération est donc en pause, une fois de plus.

photo: CC(by-sa) Roland Zumbühl (Picswiss) 

Par Joël Burri

Les évangéliques vaudois apprennent une fois de plus la patience. Dès l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution cantonale en 2003, ils ont manifesté leur intérêt pour une reconnaissance de leur communauté par l’Etat. Mais cette possibilité apparue dans le nouveau texte fondateur n’est devenue réalité qu’en 2015 avec l’entrée en vigueur du règlement d’application de la loi sur la reconnaissance des communautés religieuses de 2007. Ils ont depuis dû adapter les statuts de la Fédération évangélique vaudoise (FEV) pour être enfin prêts à déposer leur demande formelle et engager la procédure qui dure cinq ans. Mais un nouvel écueil est apparu, selon laFREE.ch, le site de la Fédération romande des Eglises évangéliques. L’ensemble des communautés de la FEV ne peut signer la déclaration liminaire d’engagement qui leur est proposée.

Vitrail de l'église anglicane Saint-Jean-Baptiste-d'Ashfield en Nouvelle-Galles du Sud (Australie) via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:StJohnsAshfield_StainedGlass_GoodShepherd_Portrait.jpgProtestinfo propose régulièrement des éditos rédigés par des membres des rédactions de Médias-pro.

Joël Burri, rédacteur responsable de Protestinfo revient sur la «crise» des ressources humaines au sein de l’Eglise évangélique réformée vaudoise.

Image: Jésus, le Bon Berger. Vitrail de l’église anglicane Saint-Jean-Baptiste-d’Ashfield en Nouvelle-Galles du Sud (Australie)

Qu’un employeur qui compte plus de 300 employés se sépare de deux personnes en période d’essai: cela arrive et cela ne fait, en principe, pas l’objet d’articles dans la presse. Et même en précisant qu’au cours des trois dernières années une demi-douzaine d’autres cas sont à signaler, il n’y aurait, en principe, pas de quoi émouvoir le moindre journaliste. En plus, il faut bien admettre qu’en matière de traitement médiatique, il y a plus intéressant à traiter qu’une fin de contrat. Que dire, qu’écrire, quand d’un côté on a un employeur tenu à une certaine réserve afin de respecter la sphère privée de l’employé dont il se sépare alors que de l’autre, le travailleur éconduit a toute latitude à laisser entendre toute sorte d’accusations.

Cuvée de la Réforme ©François Paccaud2000 bouteilles de chasselas et 1500 d’assemblage rouge attendent les amateurs de vin. Le projet de «Cuvée de la Réforme» a donné lieu à de nombreuses rencontres et finance un riche programme d’animations autour des thèmes des 500 ans de la Réforme protestante, du rapport à la Création et de la dépendance.

Par Joël Burri

«Le chasselas révèle quelque chose de nos racines, il est lié à cette région, alors que le rouge est un assemblage. Il montre qu’ensemble on peut former un bouquet de saveurs», explique Etienne Guilloud, résumant le message qu’il a voulu faire passer au travers des contre-étiquettes des deux produits que paroisses et vignerons de la région Morges-Aubonne ont concoctés ensemble. «Notre volonté c’était d’avoir des étiquettes qui aient valeur de témoignage. Qu’au moment de l’apéro, un message soit transmis», ajoute le ministre, lors de la conférence de presse marquant le début de la mise en vente des «Crus de la Réforme»: 2000 bouteilles de chasselas et 1500 d’assemblage gamay, pinot noir, gamaret, garanoir avec une touche de divico et de merlot.

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