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Josephine MukaberaQuelle place occupent les femmes dans les postes à responsabilité des institutions religieuses au Rwanda? La chercheuse Joséphine Mukabera pose son regard d’expert sur une situation en voie d’évolution.

Photo: Joséphine Mukabera

Par Laurence Villoz

«On remarque un grand nombre de femmes impliquées dans les Églises, mais très peu ont accès à des postes de leadership. Et quand les femmes sont intégrées dans la gouvernance, elles ont régulièrement des places inférieures à celles des hommes», remarque Joséphine Mukabera, docteure en études de genre au Protestant institute of arts and social sciences (PIASS), à Huye au Rwanda. Mercredi 21 mars à l'Université de Genève, Joséphine Mukabera a présenté un des chapitres de sa thèse – consacrée au changement des relations de genre au Rwanda après le génocide – qui analyse le statut des femmes dans le leadership des institutions religieuses.

Flyer pour le cours "Foi et humour"L’humour est-il soluble dans la foi? L’Université de Genève organise un cours public sur cette thématique, du 28 février au 16 mai. Entretien avec le professeur de théologie systématique Hans-Christoph Askani, à l’origine de ce projet.

Photo: © UNIGE

Par Laurence Villoz

 Dans la Bible, Jésus n’est pas présenté comme rieur, est-ce surprenant pour les textes de cette époque?

On raconte dans les Évangiles que Jésus a pleuré, qu’il s’est mis en colère, qu’il était aimable et quelquefois peu aimable, qu’il a eu peur, etc. Pourquoi ne devrait-on pas raconter aussi qu’il a ri ou éclaté de rire? Ce n’est pas le cas. Dans l’histoire de la théologie pendant une certaine période, on a rejeté le rire et la gaieté comme quelque chose qui ne serait pas digne de la foi chrétienne. On peut d’ailleurs expliquer cette réserve par le fait que le rire a en lui quelque chose de subversif. C’est pour cela qu’une attitude critique face à l’humour et au rire existe non seulement dans la théologie, mais dans certains courants philosophiques également.

étudiant prenant des notes CC(by-sa) ELSA International/Fabian Beine via https://flic.kr/p/T6tQqGVision, conception, contenu, tout oppose les cursus offerts par les deux universités. Les principaux intéressés ne s’y retrouvent pas forcément.

Par Aline Jaccottet

Photo: CC(by-sa) ELSA International/Fabian Beine

«On n’a jamais prétendu répondre aux besoins des imams». Pourtant, c’est bien à eux que s’adresse la formation en français et instruction civique suisse qu’il a mise sur pied avec son équipe. François Dermange, professeur d’éthique à l’Université de Genève (UNIGE), tient à être clair: le cursus proposé par son institution dès septembre 2017 n’a en rien été dicté par les responsables de communautés musulmanes.

David Hamidovic ©UNIL/Félix ImhofLors du dernier synode de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud, David Hamidovic, doyen de la Faculté de théologie et de sciences des religions a déclaré disposer de suffisamment d’éléments pour affirmer que les facultés de Lausanne et Genève ne collaboreraient pas avec la Haute école de théologie HET-pro qui vient d’ouvrir à St-Légier (VD). Il a répondu par écrit et de façon concertée avec son homologue de Genève aux questions de Protestinfo suscitées par cette annonce.

Photo: David Hamidovic ©UNIL/Félix Imhof

Vous avez déclaré disposer désormais de suffisamment d’éléments permettant d’affirmer que, d’entente avec la Faculté de Genève, vous ne collaboreriez pas avec la HET-pro. Quels sont ces éléments?

Les facultés de Lausanne et de Genève ont pris connaissance des documents communiqués sur le site internet de la nouvelle école et des propos tenus dans les médias depuis plusieurs années par ses responsables et principaux soutiens. Il nous apparaît clair que les collaborations institutionnelles ne sont pas envisageables. En effet, notre projet de formation commun aux facultés de Lausanne et de Genève repose sur une connaissance des religions et du christianisme qui sait faire place au sens critique afin de donner aux étudiants les moyens de conquérir leur propre liberté de pensée et d’agir. Nous ne voulons pas enfermer les étudiants dans une lecture unique et décontextualisée.

Colloque sur Madame GuyonMystique française du XVIIe siècle, emprisonnée pour ses écrits, Madame Guyon a développé une spiritualité d’une extrême singularité pour l’époque. A l’occasion du tricentenaire de sa mort, l’Institut romand de systématique et d’éthique organise un colloque international du 23 au 25 novembre, à l’Université de Genève.

Par Laurence Villoz

Jeanne-Marie Bouvier de la Motte (1648-1717), mieux connue sous le nom de Madame Guyon, a fait preuve d’une indépendance intellectuelle inouïe revendiquant une liberté d’expression dans sa vie religieuse et sociale. Auteure de plusieurs ouvrages, cette mystique française catholique et laïque sous le règne du Roi soleil a développé une théorie spirituelle qui lui a valu sept années d’emprisonnement à la Bastille. A l’occasion du tricentenaire de sa mort, l’Institut romand de systématique et d’éthique (IRSE) propose un colloque sur sa vie et son œuvre, du 23 au 25 novembre à l’Université de Genève. Rencontre avec Ghislain Waterlot, professeur de philosophie de la religion et d’éthique, et Mariel Mazzocco, collaboratrice scientifique, tous deux à l’origine de cet événement.

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