×

Message

Failed loading XML...

vote au Rathaus BerneDans le dialogue œcuménique, être un ministre du Culte est un avantage. Mais les délégués de la Fédération des Églises protestantes de Suisse ont choisi de privilégier le principe protestant de l’égalité de tous les baptisés.

Photo: Le texte issu de la première lecture a été adopté à l'unanimité. 

Par Joël Burri

Peut-on être le représentant de la plus grande organisation protestante de Suisse sans être ordonné? C’est la question que se sont posés mardi 24 avril en assemblée les délégués de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS). Ils étaient réunis depuis lundi pour achever la première lecture de la nouvelle constitution de la faîtière qui regroupe les différentes Églises réformées cantonales, l’Église évangélique méthodiste de Suisse et l’Église évangélique libre de Genève. Dès l’entrée en vigueur du texte, la FEPS deviendra Église évangélique réformée de Suisse (EERS).

AD FEPS, Berne, le 24 avril 2018Le Synode de la future Église évangélique réformée de Suisse aura une large liberté dans le choix de son exécutif. En première lecture, les délégués des Églises membres ont biffé de nombreuses restrictions sur le choix des membres du conseil et du président.

Par Joël Burri

L’idée d’une présidence forte avait fait grincer des dents lors de la mise en consultation d’un avant-projet de nouvelle Constitution de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS). Il avait d’ailleurs déjà été surnommé «évêque des protestants», mais lundi 23 avril, réunis en assemblée à Berne, les délégués des différentes Églises membres ont porté les derniers coups de crayon pour biffer les prérogatives du président de la future Église évangélique réformée de Suisse (EERS) lors de la reprise de la première lecture du projet de constitution.

Synode Fribourg Notre PereDès Pâques, il faudra dire «ne nous laisse pas entrer en tentation» pour la sixième demande du Notre Père. Le synode de chacune des Églises réformées a dû adopter cette mesure. Les Fribourgeois étaient les derniers à ne pas encore avoir tranché cette question.

Par Joël Burri

Le Synode de l’Église évangélique réformée du canton de Fribourg a été le dernier organe délibérant des Églises réformées romandes a adopté la nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père, mercredi soir à Grangeneuve. Dès Pâques, les réformés comme les catholiques diront «ne nous laisse pas entrer en tentation» plutôt que «ne nous soumets pas à la tentation». Un changement déjà actif dans le reste de la francophonie depuis le premier dimanche de l’avent 2017.

Les votes ont eu lieu à bulletin secret ©JoBÀ quelles tâches de l’Église attribuer les ressources humaines? À l’approche d’une diminution de la subvention cantonale, le Conseil synodal réformé vaudois proposait de répondre à cette question en favorisant l’émergence de nouvelles formes ecclésiales au détriment des paroisses. Mais les délégués au synode ne se sont pas laissés convaincre. Jugeant qu’ils n’étaient pas mûrs pour prendre une décision, ils ont refusé l’entrée en matière.

Photo: Les votes ont eu lieu à bulletin secret

Par Joël Burri

Une fois par législature de cinq ans, le Conseil synodal (exécutif) de l’Église évangélique réformée du canton de Vaud (EERV) doit soumettre au Synode (organe délibérant) un plan de dotation. C’est-à-dire la répartition des ressources humaines entre les différents types de ministères. C’est à cet exercice que le Synode réuni à Prilly vendredi soir et samedi s’est livré. Mais après un débat d’entrée en matière de près de 6 heures, les délégués des régions et services cantonaux ont renvoyé, par 47 voix contre 27 et 2 abstentions, sa copie à l’exécutif.

Le synode des Églises Berne-Jura-Soleure dans la salle du Grand Conseil à Berne. LV

Y a-t-il conflit d’intérêts à participer à l’élaboration du règlement du personnel d’une Église quand on en est, soi-même, salarié? À la veille d’un changement de loi cantonale, l’Association des paroisses du canton de Berne ouvre le débat. Dans les autres Églises romandes, la direction est assumée conjointement par les ministres et les laïcs.

Photo: Le synode des Églises Berne-Jura-Soleure dans la salle du Grand Conseil à Berne. LV

Par Joël Burri

Dès 2020, les Églises nationales bernoises (réformée, catholique romaine, catholique chrétienne) deviendront les employeurs des ministres du Culte. Ces derniers sont actuellement employés du canton. Dès lors n’y a-t-il pas conflit d’intérêts à être à la fois employé d’une Eglise et à siéger à son organe délibérant? Le débat est lancé par l’Association des paroisses du canton de Berne (ADP): «Les parlements des Églises assumeront de ce fait la responsabilité suprême des conditions d’engagement des pasteurs ainsi que de leur affectation aux paroisses et les décisions qu’ils prendront auront une forte incidence sur les paroisses. L’élection de membres des Églises nationales dans les Parlements pose des questions quant à la défense des intérêts représentés et des conflits d’intérêts», écrit l’organisation interconfessionnelle. «Il conviendrait d’éviter les conflits d’intérêts autant que faire se peut», estime encore l’organisation dans une note repérée par Ref.ch.

© 2018 Protestinfo