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Le Parlement vaudois https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Parlement_vaudois.jpgDans les parlements de 8 cantons suisses sur 26, les sessions commencent avec une bénédiction, une prière ou une sonnerie de cloches. Mais même en Suisse orientale, où ces traditions sont encore tenaces, souffle un vent de fronde.

Photo: le Parlement vaudois CC (by-sa) Zacharie Grossen

Par Raphaël Zbinden, cath.ch

Ils se lèvent, croisent les mains, se recueillent ou prient silencieusement. Il ne s’agit pas de fidèles dans une église, mais de parlementaires du canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures. Avant chaque session, ils écoutent le président du Conseil cantonal demander le soutien du «Père tout-puissant».

Un bouquet de roses https://flic.kr/p/8VE5YhCoop organise une semaine d’action pour soutenir la campagne œcuménique sur le thème de la transition, en vendant des roses venues du Kenya, dès le 13 mars. Paradoxe?

Photo: CC (by-sa) Robertus B. Herdiyanto 

Par Laurence Villoz

«En cette saison, à savoir pendant le carême, les roses kenyanes sont – aussi paradoxal que cela puisse paraître – plus écologiques que si elles avaient été plantées dans une serre en Suisse», explique Maggie Pfister, responsable marketing pour l’œuvre d’entraide Action de Carême. À partir du 13 mars, Coop organise une semaine d’action pour soutenir la campagne œcuménique sur le thème de la transition, en proposant des roses équitables venues par avion du Kenya. Pour chaque bouquet vendu, 50 centimes seront reversés aux œuvres d’entraide chrétiennes, Pain pour le prochain et Action de Carême, organisatrices de la campagne qui invite à remettre en cause les valeurs consuméristes pour lutter contre la crise écologique, économique et sociale.

Une femme dans la nuit https://flic.kr/p/5ZYad5Aux côtés de nombreux groupes féminins pour l’égalité des droits entre femmes et hommes, l’organisme faîtier «Les femmes protestantes en Suisse» se bat depuis 1947.

Photo: CC (by-sa) Raphaël Labbé

Par Laurence Villoz

«Depuis la création de notre organisation, nous ne cessons de revendiquer les mêmes droits pour femmes et hommes. Cet objectif n’est toujours pas atteint», lâche Dorothea Forster, présidente des Femmes protestantes en Suisse. Créée en 1947, l’organisation faîtière regroupe environ 37'000 membres, dont des organisations féminines et des institutions ecclésiales. Son principal objectif consiste à promouvoir la place des femmes dans la société, au sein des Églises et dans les milieux professionnels, tout en les encourageant à affirmer leurs opinions.

L'arche de Noé en jouet https://flic.kr/p/7BVk31En Suisse, le prénom le plus donné en 2016 a été Noah. Dans le top 10 pour les garçons figurent cinq autres prénoms bibliques: Gabriel, Luca, Elias, David et Samuel.

Photo: CC (by-sa) Henry Burrows

Par Laurence Villoz

«L'Europe occidentale s'est construite sur une base judéo-chrétienne très forte. Les lois d'antan n'autorisaient que des prénoms issus de l'évangélisation. On parlait alors du fameux ‘calendrier des saints’. C'est la raison pour laquelle jusqu'à ces dernières années, ce sont les prénoms bibliques qui représentaient le plus la société suisse», explique le psychanalyste Francois Bonifaix, spécialiste des prénoms. Pour la quatrième année consécutive, Noah arrive en tête du classement des prénoms les plus attribués aux petits garçons en Suisse en 2016, selon le classement annuel de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

armée suisse paysage CC(by-nc-nd) Bruno Hotz via https://flic.kr/p/y4TyiLui-même aumônier de l’armée suisse, Matthias Inniger a défendu en 2016 une thèse en théologie protestante sur la question des aumôniers de confession musulmane. Se basant sur la parabole du bon Samaritain, sur son expérience de terrain et sur la pratique de plusieurs armées étrangères, il en conclut que d’un point de vue protestant, la mise sur pied d’une aumônerie multireligieuse est souhaitable.

Photo: CC(by-nc-nd) Bruno Hotz

Propos recueillis par Joël Burri

Vous avez consacré une thèse à la question des aumôniers militaires musulmans. La problématique est-elle si aiguë que cela?

Notre société a changé et les aumôniers des hôpitaux, des maisons de retraite, des prisons ou de l’armée en sont les témoins privilégiés. Comme aumônier militaire de 2002 à 2015, je me suis rendu compte que les musulmans qui représentent environ 5% de la population sont bien présents sous les drapeaux. Ils y voient une excellente possibilité d’intégration. L’armée ne tient pas de statistiques sur l’origine culturelle et religieuse de ses soldats et gradés, mais on peut estimer que 5 à 10% des effectifs sont issus de familles musulmanes. De façon similaire à la pratique des soldats chrétiens, rares sont les militaires musulmans qui vont régulièrement à la mosquée. Cela ne signifie pas qu’ils ne sont pas intéressés par la religion ou par la spiritualité, mais ils ne veulent pas passer pour «le chrétien» ou le «le musulman» de la compagnie. A 20 ans, on est dans une période particulière de sa vie: on vient peut-être de quitter la maison et l’on est content de ne pas être immédiatement catalogué.

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