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Série: «La transmission de la mémoire de la Shoah»

Paulette AngelPaulette Angel, née Rosenberg, est une rescapée. Un témoin. Originaire d’une famille juive de Metz, elle tente de gagner la Zone libre en 1942. Dénoncée par ses passeurs, elle sera emprisonnée par les Allemands et déportée à Drancy.

Photo: Paulette Angel

Par Laurence Villoz et Guillaume Henchoz

Lorsque nous avons décidé de démarrer cette série d’été sur les enjeux de la transmission de la mémoire autour de la Shoah, nous voulions consacrer un chapitre de notre investigation aux familles de rescapés et donner la parole aux survivants. Au début de l’été, nous avons rencontré Paulette Angel, née Rosenberg, en 1927 à Metz. C’est une survivante.

Série: «La transmission de la mémoire de la Shoah»

Les singes de la sagesse CC(by-sa) Japanexperterna.se via https://flic.kr/p/peGjXSAu cours de la Seconde Guerre mondiale, les institutions ecclésiales protestantes se sont montrées pour le moins discrètes. Si certains s’engagent personnellement et soutiennent l’arrivée des réfugiés au cours du conflit, les organes décisionnels— à l’instar de la Commission synodale de l’Eglise nationale vaudoise— font preuve d’un «ouragan de prudence».

Photo: CC(by-sa) Japanexperterna.se

Par Laurence Villoz et Guillaume Henchoz

En janvier 1933, Le Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (NSDAP), parti d’Adolf Hitler, accède au pouvoir. Il peut largement compter sur les voix des électeurs protestants et sur l’appui de leurs Eglises. Sans s’affirmer comme chrétien, le NSDAP assume un virage conservateur et un retour aux valeurs chrétiennes. La peur du bolchévisme et une Eglise soutenant l’existence d’une nation allemande forte auront fait le reste. Au cours de l’année 1933, les Eglises protestantes fusionnent au sein d’une seule structure: l’Eglise protestante du Reich.

Série: «La transmission de la mémoire de la Shoah»

Les chaussures des juifs déportés https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Auschwitz-Shoes-new.JPGLa banalisation de la Shoah se retrouve dans les discours de certains politiciens et personnages publics. Entre la volonté de choquer l’opinion publique et celle de se déculpabiliser, quelles sont les conséquences de ce genre de propos sur la transmission de la mémoire de ce génocide?

Photo: Les chaussures des juifs déportés CC (by-sa) Bibi595

Par Laurence Villoz et Guillaume Henchoz

Lors de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, le 27 janvier dernier, le président Donald Trump a rendu hommage aux victimes sans mentionner spécifiquement qu’elles étaient juives. Quelques mois plus tard, c’est la candidate du Front national aux élections présidentielles françaises Marine Le Pen qui déclare que la France n’est pas responsable de la rafle du Vél d’Hiv, la plus grande arrestation massive de Juifs en France qui a eu lieu au mois de juillet 1942. En 2015, un élu du Mouvement citoyen genevois compare une manifestation devant le centre culturel alternatif, l’Usine, à la Nuit de Cristal, ce pogrom contre les juifs où près de 200 synagogues ont été détruites, 7’500 commerces saccagés et 30'000 juifs déportés. Ce genre de dérapages apparaît régulièrement dans la bouche de certains politiciens, immédiatement relayés par les médias.

mercredi, 26 juillet 2017 08:15

La figure du bourreau dans les crimes de masse

Série: «La transmission de la mémoire de la Shoah»

Hitler cc(by-sa)Bundesarchiv via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bundesarchiv_Bild_146-1969-054-53A,_N%C3%BCrnberg,_Reichsparteitag.jpg#/media/File:Bundesarchiv_Bild_146-1969-054-53A,_N%C3%BCrnberg,_Reichsparteitag.jpgDécideurs, propagandistes, organisateurs et exécutants, tous sont des bourreaux. Mais rares ceux sont qui racontent leurs crimes. Et quand ils le font, ils les nient ou se victimisent.

Photo: CC(by-sa) Bundesarchiv. De gauche à droite: Heinrich Himmler, Rudolf Hess, Gregor Strasser, Adolf Hitler, Franz von Pfeffer.

Par Laurence Villoz et Guillaume Henchoz

Plus de cinq millions de juifs ont été tués pendant la Deuxième Guerre mondiale, environ deux millions de Cambodgiens sous le régime khmer rouge et près d’un million de Tutsis au Rwanda entre les mois d’avril et de juillet 1994. Alors que les survivants de ces crimes n’ont jamais cessé de raconter les horreurs qu’ils avaient vécues, ce mécanisme est quasiment inexistant du côté des bourreaux. «Ils ne parlent que lorsqu’ils sont obligés de le faire, comme lors des procès. Dans ces cas-là, ils adoptent généralement un discours de victimisation en prétendant qu’ils n’ont fait qu’obéir aux ordres», explique l’historien et politologue Jacques Semelin.

Série: «La transmission de la mémoire de la Shoah»

Brigitte SionEntre le touriste en short et le vendeur de glaces, quelle place donner à la commémoration dans les mémoriaux modernes? Spécialiste de la mémoire de la Shoah, Brigitte Sion pose un regard critique sur l’évolution de ces lieux de pèlerinage. Entretien.

Photo: Brigitte Sion © Sébastien Brochot

Par Laurence Villoz et Guillaume Henchoz

Experte en pratiques mémorielles, Brigitte Sion s’intéresse tout particulièrement à la manière de commémorer collectivement les grandes tragédies, telles que la Shoah, les «disparus» argentins ou le génocide cambodgien. Si le mémorial sert initialement à se souvenir, il remplit aussi des missions pédagogique, politique ou encore touristique.

Comment définir un mémorial?

Brigitte Sion: On a trop souvent l’idée que c’est un monument. Un mémorial peut être une construction en trois dimensions, mais également un chant, une prière, un texte, une date ou un festival. C’est moins son essence qui importe que sa fonction. Un mémorial permet avant tout de se souvenir d’un événement. Il ne s’agit pas nécessairement de commémorer une tragédie, cela peut être un jour heureux comme une victoire ou l’indépendance acquise.

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