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Le Parlement vaudois https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Parlement_vaudois.jpgDans les parlements de 8 cantons suisses sur 26, les sessions commencent avec une bénédiction, une prière ou une sonnerie de cloches. Mais même en Suisse orientale, où ces traditions sont encore tenaces, souffle un vent de fronde.

Photo: le Parlement vaudois CC (by-sa) Zacharie Grossen

Par Raphaël Zbinden, cath.ch

Ils se lèvent, croisent les mains, se recueillent ou prient silencieusement. Il ne s’agit pas de fidèles dans une église, mais de parlementaires du canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures. Avant chaque session, ils écoutent le président du Conseil cantonal demander le soutien du «Père tout-puissant».

Visuel du papillon annonçant le parcours de formation au combat spirituelPratique oubliée des protestants réformés, la prière vécue comme combat fait l’objet d’un parcours de découverte dans une paroisse lausannoise.

Par Joël Burri

Image: Visuel du papillon annonçant le parcours de formation au combat spirituel

«Nous savons que Satan et ses démons existent et sont actifs. Mais quel est notre rôle dans la bataille contre le diable?», peut-on lire sur une page présentant le «combat spirituel»; la première qui apparaît lorsque l’on tape ces deux mots sur un moteur de recherche web. Parmi les autres occurrences, nombreuses sont celles qui présentent la prière comme ayant un impact dans une lutte entre anges et démons. Est-ce vraiment cela le projet qui se cache derrière le «parcours d’initiation au combat spirituel», proposé dès ce soir, mardi 6 février, par la paroisse lausannoise Bellevaux-Saint-Luc?

église en Oregon CC(by-nc) Allen via https://flic.kr/p/btEJYyÉchanges de chaires, célébrations œcuméniques, groupes de prières et manifestations diverses, de multiples rencontres sont organisées jusqu’au 25 janvier. Les chrétiens sont appelés à prier pour l’unité.

Par Joël Burri

Photo: CC(by-nc) Allen

Dès jeudi 18 janvier, jour de commémoration de la confession de foi de Pierre et pendant une semaine, jusqu’à la commémoration de la conversion de Paul, les chrétiens sont invités à prier pour l’unité des chrétiens. Mais qu’est-ce que cela signifie, rêve-t-on d’une seule Église? «Probablement qu’au début du mouvement œcuménique, il y avait l’espoir de revenir à une seule Église. La constatation qui était faite est que ces multiples Églises étaient contraires à la volonté du Christ: “Soyez un pour que tout le monde croie”», rappelle Anne Durrer, secrétaire générale de la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse (CTEC).

Le sermon sur la montagne, durant lequel Jésus à transmis le «Notre Père», Carl Bloch, huile sur cuivre, 1977, via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bloch-SermonOnTheMount.jpgProtestinfo laisse régulièrement carte blanche à des personnalités réformées.

Blaise Menu, modérateur de la Compagnie des pasteurs et des diacres de l’Eglise protestante de Genève revient sur la modification de la traduction liturgique du Notre Père.

Illustration: Le sermon sur la montagne, durant lequel Jésus à transmis le «Notre Père», Carl Bloch, huile sur cuivre, 1977

Cette fois, c’est confirmé: les catholiques romains prieront autrement le «Notre Père» dès l’Avent 2017. Plusieurs fois repoussée, la décision récente de l’épiscopat français d’adopter la nouvelle traduction liturgique attire sans surprise celle des évêques suisses. Que feront dès lors les protestants romands? Invoqueront-ils la version œcuménique standard qui prévoit toujours que Dieu ne nous «soumette point à la tentation?» On se réjouit déjà des palabres pour la Semaine de l’unité... Ou préféreront-ils prier qu’il ne nous «laisse pas entrer en tentation»? On n’a pas manqué de gloser sur ce changement, mais le jeu des atermoiements en vaut-il encore la chandelle?

statue prière CC(by-nd)Thomas via https://flic.kr/p/hwsiQKUne modification de la traduction de la principale prière du christianisme a été prise –pour la formule prononcée par l'assemblée– unilatéralement par les catholiques romains. Les réformés feront savoir qu’ils n’ont pas apprécié cette manière de faire. La discussion est ouverte quant à savoir s’ils adopteront ce changement.

Photo: CC(by-nd) Thomas

Par Joël Burri

«Une décision prise de manière unilatérale dont nous avons été informés par les médias», c’est ainsi que Xavier Paillard, président du Bureau exécutif de la Conférence des Eglises réformées romandes (CER) a qualifié la décision des catholiques romains, de modifier le texte français du Notre Père.

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