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Notre pere bibleLe Notre Père va changer. La nouvelle traduction est-elle plus proche de l’esprit du texte grec bien qu’elle s’éloigne de la formulation littérale? La question ne fait pas l’unanimité parmi les théologiens.

Par Joël Burri

En France, dès le premier dimanche de l’Avent, on ne dira plus «Ne nous soumets pas à la tentation», pour la sixième demande du Notre Père, mais «ne nous laisse pas entrer en tentation». En Suisse romande les évêques catholiques ont repoussé l’entrée en vigueur de cette modification, pour permettre aux protestants de prendre position sur cette nouvelle traduction de la prière commune à tous les chrétiens. Et l’on peut déjà parier que dans notre pays où les activités œcuméniques sont nombreuses, l’importance de garder un texte commun dépassera toutes les considérations linguistiques lors des débats. Pourtant l’on peut se demander: la nouvelle formule est-elle vraiment plus proche du texte biblique grec de Mathieu 6 dont elle est issue?

petite prière CC(by-nd) Angela Cinicolo via https://flic.kr/p/a6USTMUn Notre Père plus proche de l’esprit du texte grec original, ce sera pour Pâques, pas pour Noël. L’annonce unilatérale des évêques catholiques romains d’un changement de la plus importante prière chrétienne a fâché. Ils en prennent acte et renoncent à une entrée en vigueur si rapide, proposant aux Eglises sœurs de se rallier au nouveau texte proposé.

Par Joël Burri

«Ne nous soumets pas à la tentation», telle est la formule que les catholiques romains romands prononceront pour la sixième demande du Notre Père probablement jusqu’à la veille de Pâques 2018. La Conférence des évêques suisses a, en effet, accepté de suspendre l’entrée en vigueur d’un changement de traduction qui prévoit de remplacer cette phrase par «ne nous laisse pas entrer en tentation.» Ce changement interviendra pour la plupart des autres francophones au début de l’avent 2017.

Le sermon sur la montagne, durant lequel Jésus à transmis le «Notre Père», Carl Bloch, huile sur cuivre, 1977, via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bloch-SermonOnTheMount.jpgProtestinfo laisse régulièrement carte blanche à des personnalités réformées.

Blaise Menu, modérateur de la Compagnie des pasteurs et des diacres de l’Eglise protestante de Genève revient sur la modification de la traduction liturgique du Notre Père.

Illustration: Le sermon sur la montagne, durant lequel Jésus à transmis le «Notre Père», Carl Bloch, huile sur cuivre, 1977

Cette fois, c’est confirmé: les catholiques romains prieront autrement le «Notre Père» dès l’Avent 2017. Plusieurs fois repoussée, la décision récente de l’épiscopat français d’adopter la nouvelle traduction liturgique attire sans surprise celle des évêques suisses. Que feront dès lors les protestants romands? Invoqueront-ils la version œcuménique standard qui prévoit toujours que Dieu ne nous «soumette point à la tentation?» On se réjouit déjà des palabres pour la Semaine de l’unité... Ou préféreront-ils prier qu’il ne nous «laisse pas entrer en tentation»? On n’a pas manqué de gloser sur ce changement, mais le jeu des atermoiements en vaut-il encore la chandelle?

statue prière CC(by-nd)Thomas via https://flic.kr/p/hwsiQKUne modification de la traduction de la principale prière du christianisme a été prise –pour la formule prononcée par l'assemblée– unilatéralement par les catholiques romains. Les réformés feront savoir qu’ils n’ont pas apprécié cette manière de faire. La discussion est ouverte quant à savoir s’ils adopteront ce changement.

Photo: CC(by-nd) Thomas

Par Joël Burri

«Une décision prise de manière unilatérale dont nous avons été informés par les médias», c’est ainsi que Xavier Paillard, président du Bureau exécutif de la Conférence des Eglises réformées romandes (CER) a qualifié la décision des catholiques romains, de modifier le texte français du Notre Père.

Mains en prièreDepuis le premier dimanche de l’Avent, la nouvelle traduction liturgique de la Bible, qui propose une traduction différente de la prière du Notre Père, est utilisée dans l’Eglise catholique. Alors que cette traduction révisée ne touche pas la version orale de la prière, le nouveau missel romain, attendu pour le printemps 2017, concerne directement la version du Notre Père prononcé par les fidèles.

Par Laurence Villoz

Le texte de la prière du Notre Père en français est, actuellement, le même pour les protestants, les catholiques et la majorité des chrétiens grâce à la décision de l’Eglise catholique romaine et du Conseil œcuménique des Eglises d’adopter une traduction commune, en 1966. Depuis la fin du mois de novembre, l’Eglise catholique utilise la nouvelle traduction liturgique de la Bible qui propose des modifications dans la dernière demande du Notre Père. Alors que le texte de 1966 dit: «Et ne nous soumets pas à la tentation», la nouvelle version affiche: «Et ne nous laisse pas entrer en tentation». 

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