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jeudi, 19 juillet 2018 21:15

Israël, un État juif avant tout

La Menora de la Knesset avec le bâtiment de la Knesset, le parlement israélien, en arrière-plan. CC(by-sa) Djampa via https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Jerusalem_Menora_Knesset.JPGLe Parlement israélien a accepté jeudi une loi sur l’État-nation privilégiant clairement ses citoyens juifs. Une décision qui interroge sur l’avenir de la démocratie israélienne.

Photo: La Menora de la Knesset avec le bâtiment de la Knesset, le parlement israélien, en arrière-plan. CC(by-sa) Djampa 

Par Aline Jaccottet, Israël

Par 62 voix pour, 55 oppositions et 2 abstentions, la Knesset a tranché: Israël est avant tout un Éat juif. Les parlementaires ont ainsi adopté comme quinzième loi fondamentale un texte affirmant qu’«Israël est l’État-nation du peuple juif dans lequel il réalise son droit naturel, culturel, historique et religieux à l’autodétermination», sans un mot sur ce à quoi auraient droit d’autres communautés. Le document énumère les symboles de l’État, soit l’hymne, le drapeau, le chandelier à sept branches, mais aussi le calendrier hébraïque et les fêtes juives. Le texte enterre plus profondément encore l’idée d’un partage de Jérusalem avec les Palestiniens en affirmant que la ville est capitale d’Israël, «entière et unie». Il encourage la construction et le développement de colonies en Cisjordanie en affirmant qu’il s’agit d’une «valeur nationale». Il affirme aussi qu’Israël s’investira dans ses relations avec le monde juif à l’étranger sans un mot sur la manière dont l’État devrait préserver l’héritage des juifs en Israël. Enfin, il annonce que l’idiome national est l’hébreu. Exit l’arabe, qui avait auparavant ce statut et se transforme en «langue spéciale».


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Khan al-AhmarLa destruction prochaine par Israël du village de Khan al-Ahmar en Cisjordanie a suscité une mobilisation inédite. Et interpelle sur le sort des Bédouins dont l’espace vital diminue.

Photo: Douze des communautés palestiniennes menacées d'expulsion par Israël vivent dans la région de Khan al-Ahmar, en Cisjordanie © Aline Jaccottet

Par Aline Jaccottet, Khan al-Ahmar

Des milliers de fois, ses mains ont cuit et malaxé le pain, trait les bêtes, étendu des matelas pour dormir, soigné les petits. Dès qu’elle a su se tenir debout, Sara a travaillé et dans ses doigts noueux et burinés, on lit un dur labeur et beaucoup d’amour. En cette chaude après-midi, ses mains racontent autre chose aussi: de l’angoisse. Rien ne peut l’apaiser, ni l’ombre du figuier qui étend ses longues branches devant sa maison, ni les ronrons des chatons se pressant autour de leur mère, à côté des chèvres qui broutent les oreilles en avant.

Vue sur Jérusalem en 2016 CC(by-sa)Dennis Jarvis via https://flic.kr/p/TViC9gLe Conseil œcuménique des Églises dénonce les violences à Gaza. Il demande la fin de l’impunité et se distancie de ceux qui voient le déplacement de l’ambassade américaine non pas comme un acte de provocation, mais comme un don de Dieu.

Photo:  CC(by-sa)Dennis Jarvis

Tirer à balles réelles sur des civils non armés, parmi lesquels des enfants «ne peut être justifié légalement ou moralement comme une manifestation “du droit d’un état à se défendre”», écrit Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE) dans une prise de position très dure à l’encontre d’Israël au sujet des violences qui se sont produites la semaine passée à Gaza. «Les manifestants exercent leurs droits civils à exprimer leur opposition et leur désespoir au sujet de la situation du peuple palestinien», précise le texte qui appelle à une condamnation de ces actes par la communauté internationale et demande l’ouverture d’une enquête.

Les tours en crochetUn collectif aide les femmes africaines, réfugiées en Israël, à résoudre leurs traumatismes grâce à la pratique du crochet. Leurs œuvres ont été exposées récemment dans une galerie à New York.

Photo: © Rona Yefman

Par Liz Donovan, Tel-Aviv, Israël, RNS/Protestinter

Le crochet est utilisé par les artistes pour réaliser des œuvres et par les artisans pour fabriquer des paniers et des vêtements. Mais il a aussi d’autres fonctions. Selon l'artiste israélien Gil Yefman, «il peut être un moyen de résoudre les traumatismes». Récemment, les œuvres de Gil Yefman ont été présentées à côté de paniers fabriqués par des femmes africaines cherchant l’asile en Israël, dans le cadre d’une exposition à New York intitulée «Violated! Les femmes pendant l'Holocauste et le génocide». L'exposition, organisée par l'Institut «Remember the women», s’est tenue à la galerie Ronald Feldman à New York, début mai.


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Mohamed Ali Hamdan Zboun et la clé de sa maisonEn Cisjordanie, la colère des Palestiniens après les violences à Gaza s’est mêlée à la douleur des commémorations de la Nakba (catastrophe), leur expulsion à la création de l’État d’Israël en 1948. Septante ans se sont écoulés, mais ceux qui l’ont vécue ne peuvent renoncer à l’espoir du retour.

Photo: Mohamed Ali Hamdan Zboun et la clé de sa maison.

Par Aline Jaccottet, Jérusalem

Elle est tout pour lui. Son passé, plus glorieux à mesure des souvenirs qui s’effacent; son présent, ce fardeau; son avenir, dont l’horizon n’a fait que de rétrécir avec les années, les guerres— les faits. Elle est aussi son trésor et son héritage, minuscule et écrasant: la lourde clé de sa maison, Mohamed Ali Hamdan Zboun, 92 ans, ne s’en défait jamais. «Elle ne me quittera que lorsque j’irai au cimetière», dit le vieil homme avec fierté, sa poigne rugueuse serrée autour du précieux sésame.


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