×

Message

Failed loading XML...

Jacques Perrenoud et Pierre BoismorandVéritable fruit d’une collaboration entre le lithographe vaudois Jacques Perrenoud, décédé en 2013, et le pasteur Pierre Boismorand, l’ouvrage «Luminescences» présente 52 œuvres de l’artiste accompagnées par la prose poétique du ministre. Interview.

Photo: Pierre Boismorand et Jacques Perrenoud

Par Laurence Villoz

Qu’est-ce qui vous a donné envie de réaliser cet ouvrage?

Pierre Boismorand: Ma rencontre avec les œuvres de Jacques Perrenoud. A cette époque, j’ai été surpris qu’aucun ouvrage ne présente son travail. Alors je l’ai contacté et nous nous sommes rencontrés en 2009 à Baulmes (VD) où il habitait. Dans un premier temps, je souhaitais réaliser une monographie de cet artiste. J’ai donc commencé par faire un inventaire photographique de son œuvre qui compte plus de mille gravures et peintures. J’ai passé beaucoup de temps dans son atelier et j’ai développé une amitié avec Jacques Perrenoud et son épouse, Mona. Ses œuvres m’ont réellement inspiré et sont à la base de plusieurs de mes textes liturgiques et prédications.

Une longue vue https://flic.kr/p/52VWc1Plusieurs Eglises réformées ont renouvelé leur vision et leurs objectifs afin de répondre aux besoins d’une société en mutation. En 2018, ce processus de transformation se développera concrètement.

Photo: CC (by-nc-nd) Sébastien Cheniclet

Par Laurence Villoz

«Nous avons comme cap d’être une Eglise de témoins. Pour nous réformés, il y a une réelle révolution en cours», souligne Alexandra Deruaz, codirectrice de l’Eglise protestante de Genève (EPG). «Nous allons poursuivre la mutation d’une Eglise minoritaire qui doit devenir de plus en plus témoignante dans la société civile. Il s’agit de renouveler les formes d’activités et de célébrations tout en renforçant les finances», lâche Xavier Paillard, président du Conseil synodal (exécutif) de l’Eglise réformée évangélique du canton de Vaud (EERV).

Une pancarte "Hôpital" https://flic.kr/p/GKQuEfLes Eglises protestantes et catholiques des cantons de Vaud et du Valais ont signé une convention de collaboration avec la direction de l’Hôpital Riviera-Chablais. Un nouveau service d’aumônerie intercantonale et œcuménique sera intégré au département des soins.

Photo: CC (by-nc-nd) Michael R 

Par Laurence Villoz

«La construction du futur Hôpital Riviera-Chablais à Rennaz a déclenché la création d’une aumônerie intercantonale», explique Pascale Gilgien, vice-présidente du Conseil synodal (exécutif) de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV). Fin novembre, l’EERV, l’Eglise catholique dans le canton de Vaud, le diocèse de Sion, l’Eglise réformée évangélique du canton du Valais (EREV) et l’Hôpital Riviera-Chablais (HRC) ont signé une convention de collaboration définissant les missions et l’organisation d’une aumônerie œcuménique et intercantonale. Elle entrera en vigueur dès le 1er janvier 2018.

Le synode s’est réuni dans la salle du grand Conseil valaisanLe baptême se vit en principe lors d’un culte de la communauté et les pasteurs ne pourront plus octroyer de dérogation sans en référer au Conseil de paroisse. Telle est la décision, en première lecture, du Synode réformé valaisan.

Photo:  Le synode s’est réuni dans la salle du grand Conseil valaisan.

Par Joël Burri

Organiser une cérémonie de baptême le samedi pour permettre de réunir une famille éparpillée dans toute l’Europe ou la faire se dérouler dans une chapelle familiale, cela restera possible, mais le Synode réformé valaisan, réuni samedi dans la salle du Grand conseil à Sion, a tenu à rappeler que les dérogations doivent rester exceptionnelles. Car la règle reste qu’un baptême se vit avec l’assemblée des croyants, donc lors d’un culte de la communauté. L’organe délibérant de l’Eglise réformée évangélique du canton du Valais (EREV) a ainsi durci, en première lecture, les articles concernant le baptême dans sa Constitution. Une deuxième lecture sera nécessaire.

Chapelle des Arolles (Champex VS) ©S.Petermann/Célébrer.chEn Suisse romande, l’Eglise réformée est minoritaire dans les cantons du Jura, de Fribourg et du Valais. Si les réalités diffèrent, la reconnaissance étatique et la cohésion des réformés sont les ingrédients de la pérennité.

Photo: La chapelle des Arolles (Champex, VS) ©S.Petermann/Célébrer.ch

Par Marie Destraz, «Réformés» 

Ils sont un peu plus de 20’000 en Valais (6 %), plus de 40’000 sur Fribourg (13 %), et près de 8’000 dans le canton du Jura (9 %). Sur ces trois terres de tradition catholique, les réformés sont minoritaires. Ils n’en sont pas moins vaillants. La reconnaissance étatique qui les dresse au même rang que leur grande sœur catholique est un gage de légitimité dont les trois institutions sont conscientes. Par ailleurs, elles profitent du chemin tracé par l’Eglise catholique pour s’assurer une visibilité.

© 2018 Protestinfo