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La cathédrale Saint Pierre CC(ba-sa) GFuerst via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Cathedrale_Saint_Pierre_Geneve.JPGLes Églises du bout du lac assument seules les coûts liés aux bâtiments religieux. Un fardeau! D’autant plus que les communautés sont limitées dans leurs possibilités de valoriser financièrement ces biens.

Photo: La cathédrale Saint Pierre CC(ba-sa) GFuerst

Par Joël Burri

L’entretien de la cathédrale Saint-Pierre coûte à l’Église protestante de Genève (EPG), l’équivalent de 10% de son budget. C’est l’une des informations lâchées lors de la conférence de presse des Églises historiques du canton avant le début de la deuxième lecture du projet de loi sur la laïcité au Grand Conseil. Lieux de culte, certes, mais aussi monuments historiques et attractions touristiques de premier ordre, faire peser sur les communautés religieuses l’entretien de ces édifices est une spécificité genevoise.

Conférence de presse des trois Églises historiques. De gauche à droite: Pascal Desthieux (Église catholique romaine), Emmanuel Fuchs (Église protestante) et Jean Lanoy (Église catholique chrétienne).Si elles contribuaient à la cohésion sociale dans la première mouture du projet de loi sur la laïcité, la deuxième version du texte semble plutôt percevoir les communautés religieuses comme une menace. Les Églises historiques de Genève font bloc pour appeler les députés à refuser certains changements.

Photo: De gauche à droite: Pascal Desthieux (Église catholique romaine), Emmanuel Fuchs (Église protestante) et Jean Lanoy (Église catholique chrétienne).

Par Joël Burri

Le Grand Conseil genevois pourrait débattre cette fin de semaine d’une deuxième mouture du projet de loi sur la laïcité. Et l’évolution constatée depuis le premier débat inquiète les Églises protestante, catholique romaine et catholique chrétienne de Genève. Les trois Églises historiques ont donc envoyé un courrier commun aux députés. Elles ont également présenté leur missive lors d’une conférence de presse commune. Leur constat est qu’entre les deux projets, l’état d’esprit a changé: on est passé de la reconnaissance de «l’apport des organisations religieuses à la cohésion sociale» à «une compréhension beaucoup plus restrictive du fait religieux, perçu non plus comme un apport, mais davantage comme une menace.»

Le Consistoire de mars 2018Réunis en Consistoire les 15 et 16 mars, les délégués de l’Église protestante de Genève se sont penchés sur les critères de répartition des postes entre les différentes régions. À l’issue d’un débat musclé, l’exécutif a décidé de retirer l’objet du vote.

Par Laurence Villoz et Joël Burri

Comment répartir les forces au sein de l’Église protestante de Genève (EPG)? Le Conseil du Consistoire (exécutif) a présenté douze critères de répartition des postes ministériels entre les régions, vendredi 16 mars, aux délégués réunis au centre paroissial de Malagnou. Le nombre de foyers protestants, les activités menées dans les régions, les cultes célébrés en EMS ou encore le nombre de baptêmes et de mariages faisaient partie de la liste. «Nous avons besoin de solidarité. Avec de tels critères, nous n’allons que dresser les lieux les uns contre les autres», s’est exclamée la pasteure Elisabeth Schenker.

Le réformateur John Knox en chaire. Détail d’un vitrail de la cathédrale Saint-Gilles d’Édimbourg. Photo CC(by-sa) Kim Traynor  via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:John_Knox_preaching.JPGLa chaire n’est pas le lieu de défense des opinions personnelles, mais si la méditation de l’Évangile amène à une prise de position éthique publique, le ministre du Culte est libre de l’exprimer. Cela ne plaît pas toujours aux fidèles.

Par Joël Burri

Illustration: Le réformateur John Knox en chaire. Détail d’un vitrail de la cathédrale Saint-Gilles d’Édimbourg. Photo CC(by-sa) Kim Traynor 

Sur les réseaux sociaux, les appels à refuser l’initiative «No-Billag» de certains pasteurs font débat, et ce malgré que l’Église évangélique réformée vaudoise (EERV) tout comme la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS) appellent également à un refus du texte. Alors les pasteurs sont-ils libres d’exprimer leurs opinions politiques? «Il n’y a pas de règle qui interdise à l’EERV ou à l’un de ses ministres de prendre position sur un sujet politique», tranche Paolo Mariani, responsable de la communication de l’institution. «À plusieurs reprises, lorsque l’Église au nom de l’Évangile défendait une position politique, cela nous a été reproché, soit par des personnes issues du monde politique, soit par des personnes proches des Églises.»

Les futurs ministres consacrés de l'EPGCinq ministres seront consacrés dans l’Église protestante de Genève au printemps prochain, après avoir réussi leur «test» de présentation, jeudi 18 janvier, au Centre paroissial de Malagnou.

Photo: Nathalie Schopfer, Annick Monnot, Gabriel Amisi, Elisabeth Schenker et Nicolas Luthi

Par Laurence Villoz

La chapelle du Centre paroissial de Malagnou, à Genève, était remplie, non seulement de délégués, mais aussi de proches, pour assister aux présentations des futurs ministres consacrés. Jeudi 18 janvier, lors d’une session extraordinaire du Consistoire, la diacre Annick Monnot et les pasteurs Elisabeth Schenker, Nathalie Schopfer, Gabriel Amisi et Nicolas Luthi de l’Église protestante de Genève (EPG) ont demandé la consécration. À l’issue des auditions, de discussions avec l’assemblée et de huis clos, les cinq candidats ont été applaudis et seront officiellement consacrés le dimanche 15 avril, à la Cathédrale de Genève.

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