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Alors que le Consistoire a décidé de formaliser l’encadrement des nouvelles formes ecclésiales, les paroisses ont rappelé leur difficulté à renoncer à des forces ministérielles.

Par Joël Burri

L’Eglise protestante de Genève a beaucoup de projets, mais peine encore à se résoudre à libérer des forces pour les mener à bien. Cette impression ressort de la deuxième journée de séance du Consistoire (organe délibérant), vendredi 1er décembre au temple de Malagnou. Deux débats se succédaient: l’un sur les critères utilisés pour distribuer les forces ministérielles entre régions et un deuxième sur des lignes directrices pour encadrer les ministères dits «pionniers», c’est-à-dire des expérimentations de nouvelles formes de présence ecclésiale. Ainsi, alors que durant le premier débat chaque délégué a «prêché pour sa paroisse», la question de comment libérer des forces pour lancer de nouveaux projets était dans les esprits durant le deuxième.

main en bénédiction. CC(by-nc-nd) Andrea Leganza via https://flic.kr/p/oBXAuL’Eglise protestante de Genève ouvre le débat sur la pastorale des nouvelles formes de vie en commun et en particulier sur la bénédiction des couples de même sexe.

Photo: CC(by-nc-nd) Andrea Leganza 

Par Joël Burri

Le Consistoire (organe délibérant) de l’Eglise protestante de Genève (EPG) a décidé jeudi soir de faire un premier pas vers la mise en place d’une bénédiction ou d’un autre geste liturgique pour les couples de même sexe reconnus civilement. Mais ce ne sera pas un pas de course et le cheminement ne s’arrêtera pas à la question des couples homosexuels, c’est l’entier de la question des nouvelles formes d’organisations conjugale et familiale qui sera posée.

Cathédrale Saint-Pierre à Genève. CC(By 2.0) Daniel Jolivet

Séance animée au Consistoire! Les autorités ecclésiales à peine réinstallées lors d’un culte, la première rencontre de l’organe délibérant de la législature a donné lieu à quelques échanges musclés autour des priorités de l’Eglise.

Photo: La cathédrale Saint-Pierre Daniel Jolivet CC(by)

Par Joël Burri

«Chers amis, frères et sœurs. Nous sommes-là au cœur du débat. Il faut faire des choix», a tonné Emmanuel Fuchs, président de l’Eglise protestante de Genève (EPG) jeudi devant le Consistoire. Cette notion de choix dans une Eglise qui a dû réduire de façon importante le nombre de ses ministres est revenue à plusieurs reprises lors des débats de l’organe délibérant de l’EPG qui se réunissait jeudi et vendredi soir à Malagnou.

Emmanuel FuchsQui doit diriger l’Eglise, un président, une direction, un conseil? Le Consistoire de l’Eglise protestante de Genève, réuni les 16 et 17 mars derniers, s’est penché sur la question de l’autorité, du pouvoir et de la gouvernance.

Photo: Emmanuel Fuchs dans le temple de Malagnou

Par Laurence Villoz

«Jusqu’à quel point sommes-nous prêts à reconnaître une autorité déléguée? Tantôt nous regrettons une autorité peu marquée, tantôt nous refusons l’autorité. C’est une question subtile», lâche Emmanuel Fuchs, le président de l’Eglise protestante de Genève (EPG). Lors du consistoire qui s’est déroulé les 16 et 17 mars derniers, au temple de Malagnou, les délégués ont débattu de la structure actuelle de l’EPG. «Il ne s’agit pas d’un putsch constitutionnel du Conseil du consistoire, mais de revisiter le modèle. Nous avons désormais suffisamment de recul pour évaluer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas», précise le président.

temple malagnouRéunis pour la première session de la nouvelle législature, les 22 et 23 septembre au Centre paroissial de Malagnou, les membres du Consistoire de l’Eglise protestante de Genève ont abordé les orientations stratégiques à adopter pour les quatre prochaines années.

Photo: le temple de Malagnou

Par Laurence Villoz

«Le défi pour cette nouvelle législature est de mettre en œuvre notre vision de l’Eglise», lâche Emmanuel Fuchs, le président du Conseil du consistoire (exécutif) de l’Eglise protestante de Genève (EPG). «Pour atteindre cet objectif, nous sommes allés à la rencontre des différentes régions pour faire un tour d’horizon des défis et des questionnements auxquels nous sommes confrontés. Le processus de régionalisation nous est imposé par la diminution des forces, mais la mise en œuvre dépasse la régionalisation, nous devons équilibrer nos forces à travers les différents ministères, les aumôneries ainsi que les ministères pionniers. Quand j’ai commencé, nous étions 100 équivalents plein temps (EPT). Maintenant, nous sommes 42 EPT», a ajouté Emmanuel Fuchs.

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