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tanakh CC(by)Hamed Saber via https://flic.kr/p/h7XxSLes croyants manquent d’affinité avec le texte biblique, l'Ancien Testament en particulier. Un bibliste compare la mort de cette connaissance au processus de disparition des langues.

Photo: CC(by)Hamed Saber

Par Yonat Shimron, RNS/Protestinter

Alors qu’il donnait un enseignement à l’Eglise méthodiste d’Atlanta, Brent Strawn a demandé à ses élèves d’identifier l’origine du cri bien connu de Jésus sur la croix: «mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?» Sa question a laissé sa classe silencieuse. Le professeur d’Ancien Testament à l’Université Emory a été surpris. Comment se faisait-il que cette audience composée principalement d’adultes relativement âgés qui ont fréquenté toute leur vie une Eglise avec assiduité ne sache pas que Jésus a prononcé des mots tirés directement du Psaume 22? C’est là qu’il en a eu la révélation: l’Ancien Testament se meurt.


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Le sermon sur la montagne, durant lequel Jésus à transmis le «Notre Père», Carl Bloch, huile sur cuivre, 1977, via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bloch-SermonOnTheMount.jpgProtestinfo laisse régulièrement carte blanche à des personnalités réformées.

Blaise Menu, modérateur de la Compagnie des pasteurs et des diacres de l’Eglise protestante de Genève revient sur la modification de la traduction liturgique du Notre Père.

Illustration: Le sermon sur la montagne, durant lequel Jésus à transmis le «Notre Père», Carl Bloch, huile sur cuivre, 1977

Cette fois, c’est confirmé: les catholiques romains prieront autrement le «Notre Père» dès l’Avent 2017. Plusieurs fois repoussée, la décision récente de l’épiscopat français d’adopter la nouvelle traduction liturgique attire sans surprise celle des évêques suisses. Que feront dès lors les protestants romands? Invoqueront-ils la version œcuménique standard qui prévoit toujours que Dieu ne nous «soumette point à la tentation?» On se réjouit déjà des palabres pour la Semaine de l’unité... Ou préféreront-ils prier qu’il ne nous «laisse pas entrer en tentation»? On n’a pas manqué de gloser sur ce changement, mais le jeu des atermoiements en vaut-il encore la chandelle?

statue prière CC(by-nd)Thomas via https://flic.kr/p/hwsiQKUne modification de la traduction de la principale prière du christianisme a été prise –pour la formule prononcée par l'assemblée– unilatéralement par les catholiques romains. Les réformés feront savoir qu’ils n’ont pas apprécié cette manière de faire. La discussion est ouverte quant à savoir s’ils adopteront ce changement.

Photo: CC(by-nd) Thomas

Par Joël Burri

«Une décision prise de manière unilatérale dont nous avons été informés par les médias», c’est ainsi que Xavier Paillard, président du Bureau exécutif de la Conférence des Eglises réformées romandes (CER) a qualifié la décision des catholiques romains, de modifier le texte français du Notre Père.

Enrico Norelli DREnrico Norelli, professeur d’histoire du christianisme à l’Université de Genève va prendre sa retraite. Mercredi et jeudi, un colloque sur les réécritures bibliques dans le christianisme primitif est organisé en son honneur. Interview.

Propos recueillis par Joël Burri

Quel est votre matériau de travail comme spécialiste de l’histoire et de la littérature des premiers chrétiens?

Dans les sources qui permettent de reconstituer l’histoire, il y a, toutes les formes d’expression des premiers groupes de chrétiens. La représentation traditionnelle est qu’il y a d’abord le Nouveau Testament, c’est-à-dire ce groupe d’écrits qui ont été réunis dans ce recueil devenu canonique pour les chrétiens; et que viennent ensuite d’autres textes, les écrits «patristiques». Aujourd’hui, la plupart des chercheurs reconnaissent qu’il ne faut pas se limiter aux textes reconnus comme canoniques, voire les privilégier, mais qu’il faut travailler tous les premiers écrits chrétiens pour reconstituer l’histoire des premiers croyants en Jésus. Il y avait aussi d’autres évangiles, lettres, actes d’apôtres et apocalypses qui ont fini par être écartés du corpus canonique. En partie, cette littérature a disparu, mais ce qui nous est parvenu est extrêmement important pour comprendre la diversité et la richesse du premier christianisme.

Une synagogue à MilanUne conférence théologique qui devrait se dérouler en septembre prochain à Venise fait réagir des rabbins italiens. Ils lui reprochent de promouvoir l’antisémitisme.

Photo: Deux cyclistes devant une synagogue à Milan © RNS/Reuters/Paolo Bona

Par Josephine McKenna (RNS/Protestinter)

Rome— Deux principaux rabbins italiens ont accusé une organisation biblique de promouvoir l’antisémitisme en invitant des spécialistes à débattre des racines du judaïsme lors d’une future conférence à Venise. La conférence, organisée par l’Association biblique italienne, a pour titre «Peuple d’un “Dieu jaloux”: cohérence et ambivalence de la religion ancienne d’Israël» et se tiendra au mois de septembre prochain.


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