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Alimata TraoréAlors que 80% de la population au Mali travaille dans l’agriculture, des initiatives locales prônent l’agroécologie, la culture durable et la production de semences. Invitée dans le cadre de la campagne œcuménique, Alimata Traoré, présidente de la Convergence des femmes rurales pour la souveraineté alimentaire raconte leurs combats. Interview.

Photo: Alimata Traoré

Par Laurence Villoz

Réunissant plus de 4000 agricultrices maliennes, la Convergence des femmes rurales pour la souveraineté alimentaire (COFERSA) s’inscrit dans un processus de transition en valorisant la culture de produits régionaux sans pesticides et la production des semences locales. Maïs, millet, sorgo, tubercules, haricots, ces femmes cultivent toutes sortes de denrées pour nourrir les communautés. Rencontre avec Alimata Traoré, présidente de l’association.

Génisses en estivage au Suchet«Notre association vise à défendre la dignité au travail, là où elle doit être défendue», a rappelé le pasteur Jean-Pierre Thévenaz, président de Chrétiens au travail, justifiant ainsi la tenue d’une table ronde consacrée au revenu agricole.

Par Joël Burri

«Quand maman a eu des enfants, elle a arrêté de travailler pour s’occuper de nous et la ferme tournait. Aujourd’hui, ce n’est plus possible. Ma femme travaille à 50% et moi à 20%», a témoigné Cédric Biedermann, agriculteur à Forel/Lavaux (VD), devant la cinquantaine de personnes venues jeudi 18 janvier à Lausanne assister à la soirée consacrée au revenu des agriculteurs organisée par Chrétiens au travail, l’association pour la dignité au travail. L’anecdote illustre bien la baisse des revenus dans le monde paysan en seulement une génération.

des pimentsL’Entraide protestante suisse a mis en place deux projets pilotes de vente de piments et de poivre venant du Cambodge qui se passent d’intermédiaires. Une ouverture au marché qui incite les producteurs à produire du bio.

Par Laurence Villoz

«Le but de ce projet consiste à inciter les petits producteurs des pays du Sud à cultiver sans pesticide, sans OGM pour tendre finalement à l’agriculture biologique. Ce changement nécessite un réel processus d’accompagnement, car en arrêtant les produits chimiques, les récoltes peuvent être plus faibles et certaines denrées détruites par les nuisibles. Au-delà de la volonté à préserver la santé des paysans et la qualité des terres, la motivation à produire du bio se trouve dans le fait de pouvoir vendre leurs produits plus chers sur les marchés européens et américains. Il s’agit donc de promouvoir des liens directs entre agriculteurs et consommateurs, avec le moins d’intermédiaires possible entre les deux», explique Adrian Scherler chargé de programmes au Cambodge pour l’Entraide protestante suisse (EPER).

Pierre-André Schütz reçoit le prix AgrisanoReconnu pour son travail d’aumônier auprès des agriculteurs vaudois, Pierre-André Schütz a reçu le prix  de la Fondation Agrisano qui soutient les familles paysannes, vendredi 28 avril à Berne. D’une valeur de 5000 francs, il récompense l’engagement altruiste de ce pasteur et paysan retraité.

Photo: La remise du prix à Berne. De gauche à droite: Francis Egger, président de la Fondation Agrisano, Christine Bühler, présidente du jury, Pierre-André Schütz et Christian Scharpf, directeur général d’Agrisano.

Par Laurence Villoz

«L’approche de Pierre-André Schütz pour venir en aide aux agriculteurs est exemplaire. Si nous avons choisi de lui remettre le prix, c’est tout d’abord pour le remercier, mais aussi pour inciter des démarches similaires dans d’autres cantons», lâche Francis Egger, le président de la Fondation Agrisano. Vendredi 28 avril, le pasteur et agriculteur retraité de 68 ans, Pierre- André Schütz a reçu le prix Agrisano pour son travail d’aumônier auprès des familles d’agriculteurs vaudois en détresse. 

Un stand de Terrespoir au marchéDes ananas mûrs à point, des mangues parfumées et encore des bananes séchées, Terrespoir commercialise en Suisse les productions de cultivateurs camerounais. Son credo: une rémunération juste et un commerce équitable. Pour célébrer ses 20 ans d’existence, la fondation organise une journée de fête, samedi 3 septembre, au Casino de Montbenon, à Lausanne.

Photo: La vente des fruits au marché © Fondation Terrespoir

Par Laurence Villoz

«Nous ne faisons aucun bénéfice, l’objectif est de tourner en rémunérant correctement les producteurs», lâche Laurent Venezia, vice-président du conseil de fondation de Terrespoir. Depuis 20 ans, cette fondation créée par les œuvres d’entraide protestante DM-échange et mission et Pain pour le prochain importe en Suisse des fruits de cultivateurs camerounais. «Environ 150 familles de paysans vivent grâce à ce projet. Et sur chaque kilo de fruits vendus en Suisse, quelques pourcents vont dans un fonds qui permet de financer la scolarité des enfants, les soins médicaux et de proposer un système d’épargne», ajoute Laurent Venezia.

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