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Jean Decorvet, recteur de la HET-PRO ©HET-PRODepuis l’automne passé, le cursus de l’école biblique Emmaüs a été complètement revu pour devenir Haute École de théologie HET-PRO. Une fois les premiers titres délivrés sur ce nouveau programme, les responsables prévoient de demander la reconnaissance comme haute école spécialisée (HES) de leur institut de formation. Les facultés de théologie des universités de Lausanne et Genève ont déjà fait savoir qu’elles ne collaboreraient pas avec ce «nouveau» venu. Recteur de la HET-PRO, Jean Decorvet répond par écrit aux questions de Protestinfo.

Photo: Jean Decorvet, recteur de la HET-PRO ©HET-PRO

David Hamidovic le doyen de la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne (FTSR) a annoncé devant le Synode de l’Église réformée du canton de Vaud qu’une collaboration avec la HET-PRO ne serait pas possible. Interrogé par Protestinfo, il s’en est expliqué. Comment accueillez-vous cette nouvelle?

Avec un certain étonnement. Ce n’est pas le principe d’une non-entrée en matière qui m’étonne, car cela est la prérogative des facultés de théologie, du moins tant que l’accréditation fédérale ne nous est pas octroyée. En revanche, la façon dont la HET-PRO est dépeinte révèle une méconnaissance réellement surprenante du dossier. Sans vouloir relever l’ensemble des approximations ou caricatures commodes qui parsèment le texte de M. Hamidovic, il est essentiel de rappeler ce qu’est cette Haute École de théologie. La HET-PRO entend offrir des formations qui conjuguent spiritualité vivante, excellence académique, compétences pratiques et dynamique missionnelle (NDLR Trop connoté, le terme missionnaire tend à être abandonné. Il s’agit de l’engagement du croyant à partager sa foi.) La perspective est donc clairement professionnalisante en ce sens qu’elle veille dès la conception des programmes de formation à la «transférabilité» dans la pratique des connaissances et compétences visées. Comme cela est demandé de tout HES, la HET-PRO veille à diffuser sa «culture professionnalisante» dans l’ensemble de ses activités académiques.

étudiant prenant des notes CC(by-sa) ELSA International/Fabian Beine via https://flic.kr/p/T6tQqGVision, conception, contenu, tout oppose les cursus offerts par les deux universités. Les principaux intéressés ne s’y retrouvent pas forcément.

Par Aline Jaccottet

Photo: CC(by-sa) ELSA International/Fabian Beine

«On n’a jamais prétendu répondre aux besoins des imams». Pourtant, c’est bien à eux que s’adresse la formation en français et instruction civique suisse qu’il a mise sur pied avec son équipe. François Dermange, professeur d’éthique à l’Université de Genève (UNIGE), tient à être clair: le cursus proposé par son institution dès septembre 2017 n’a en rien été dicté par les responsables de communautés musulmanes.

David Hamidovic ©UNIL/Félix ImhofLors du dernier synode de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud, David Hamidovic, doyen de la Faculté de théologie et de sciences des religions a déclaré disposer de suffisamment d’éléments pour affirmer que les facultés de Lausanne et Genève ne collaboreraient pas avec la Haute école de théologie HET-pro qui vient d’ouvrir à St-Légier (VD). Il a répondu par écrit et de façon concertée avec son homologue de Genève aux questions de Protestinfo suscitées par cette annonce.

Photo: David Hamidovic ©UNIL/Félix Imhof

Vous avez déclaré disposer désormais de suffisamment d’éléments permettant d’affirmer que, d’entente avec la Faculté de Genève, vous ne collaboreriez pas avec la HET-pro. Quels sont ces éléments?

Les facultés de Lausanne et de Genève ont pris connaissance des documents communiqués sur le site internet de la nouvelle école et des propos tenus dans les médias depuis plusieurs années par ses responsables et principaux soutiens. Il nous apparaît clair que les collaborations institutionnelles ne sont pas envisageables. En effet, notre projet de formation commun aux facultés de Lausanne et de Genève repose sur une connaissance des religions et du christianisme qui sait faire place au sens critique afin de donner aux étudiants les moyens de conquérir leur propre liberté de pensée et d’agir. Nous ne voulons pas enfermer les étudiants dans une lecture unique et décontextualisée.

Bernard Gobalet devant les locaux de Cumpanis. ©Gérard JatonLe CV papier n’est pas encore dépassé, mais il a de la concurrence! A Moudon une association innove. Des jeunes apprennent à se vendre à de futurs employeurs en utilisant les réseaux sociaux.

Photo: Bernard Gobalet devant les locaux de Cumpanis. ©Gérard Jaton

Par Joël Burri

Peaufiner le CV des jeunes, fait partie des aides apportées par Cumpanis à Moudon. Un coup de pouce facilitant leur entrée dans le monde du travail. Depuis cet automne, en plus de ce document papier, ils apprennent à gérer leur compte sur le réseau social LinkedIn. Né d’un projet de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud, l’association accompagne de jeunes adultes en rupture ou en difficultés d’apprentissage. Cumpanis accueille notamment chaque année une vingtaine de jeunes pour des stages courts comme informaticiens ou employés de commerce.

Une méga-église https://flic.kr/p/4PiqbYCèdres formation propose de découvrir les forces et les faiblesses des méga-églises, des courants charismatiques, des Eglises émergentes et des fresh expressions du 26 octobre au 25 novembre à Lausanne.

Photo: CC (by-nc) Mor

Par Laurence Villoz

«Il s’agit de mettre en lumière des intuitions fécondes qui pourraient nous donner de nouvelles idées applicables dans l’Eglise réformée évangélique du canton de Vaud (EERV)», explique Jean-Christophe Emery, directeur de Cèdres formation. Le centre de formation de l’EERV propose un cycle de conférences autour de la thématique «une Eglise pour le XXIe siècle», du 26 octobre au 25 novembre, à Lausanne. Lors de trois rencontres, réparties sur deux soirées et une journée, les participants découvriront quatre modèles d’Eglise anglo-saxonne qui ont fait leurs preuves: les méga-églises, les courants charismatiques, les Eglises émergentes et les fresh expressions.

CAS Religion et Gouvernance ASchwab DJaillardComment faire face au terrorisme et aux conflits politico-religieux? Les historiens et anthropologues de l’Université de Genève répondent par une offre de formation continue.

Photo: Aurore Schwab et Dominique Jaillard, codirecteurs du CAS. 

Par Caroline Amberger

«Il fallait faire bouger les choses et offrir des approches alternatives», explique le professeur Dominique Jaillard, historien des religions et codirecteur du programme. «Nous devons donner des moyens et répondre à une inquiétude montante de professionnels en contact avec des acteurs religieux qui ne sont pas préparés à faire face à ces situations inédites». A l’initiative d’un réseau de chercheurs, une nouvelle formation émerge à l’Université de Genève. Son premier objectif? Répondre aux besoins du terrain en donnant des outils pragmatiques et conceptuels.

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