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Livre Jean MartinSi confronté à un problème d’ordre éthique, entendez «Comment faire pour bien faire?», vous chercheriez une réponse toute faite ne lisez surtout pas le dernier livre de Jean Martin. Mais si vous êtes prêt à parcourir les jalons que pose l’auteur, sans intention paternaliste, dans une légèreté souhaitée, mais avec profondeur alors ce livre est pour vous.

Propos recueillis par Caroline Amberger

Médecin cantonal vaudois entre 1986 et 2003, acteur engagé dans des commissions d’éthique, le Dr Jean Martin propose dans son dernier livre «Des repères pour choisir» paru aux éditions Socialinfo ce qu’il définit lui-même comme un «ouvrage fait de mes idées et de mes lectures sous une forme légère afin de réfléchir à ce que nous sommes, où nous allons, avec une réflexion sur l’avenir du monde». Interview.

L'exécution de Jan Hus https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Spiezer_Chronik_Jan_Hus_1485.jpg#/media/File:Spiezer_Chronik_Jan_Hus_1485.jpg«Pourquoi faut-il brûler les philosophes?»: l’Université de Genève organise un cours public sur douze grandes figures de la philosophie, de Socrate à Jan Patočka, condamnées pour leurs idées. Les conférences se dérouleront du 27 février au 22 mai, à l’Uni Bastions.

Photo: L’exécution de Jan Hus par Diebold Schilling le Vieux 

Par Laurence Villoz

«Il y a eu dans l’histoire, et c’est encore le cas actuellement, des intellectuels dont l’action et la pensée paraissaient suffisamment dangereuses pour qu’on cherche à les éliminer. Ils n’ont toutefois pas renoncé à leurs convictions par peur de la mort», lâche Michel Grandjean, professeur à la faculté de théologie de l’Université de Genève. Socrate, Boèce, Jérôme de Prague ou encore Jan Patočka ont en commun d’avoir été condamnés, torturés, voire même exécutés pour leurs idées. Une thématique abordée dans un cours public, intitulé «Pourquoi faut-il brûler les philosophes?», du 27 février au 22 mai prochain.

La CP pour le dépôt de l'initiative sur les multinationales responsablesPortée par 80 organisations de la société civile, l’initiative pour des multinationales responsables a obtenu 120'000 signatures et a été déposée lundi 10 octobre à la Chancellerie fédérale.

Photo: De gauche à droite: Dick Marty, coprésident du comité d’initiative, Rahel Ruch, coordinatrice de l’initiative, Pascale Schnyder, modératrice, Samuel Schweizer membre du conseil d’administration d’Ernst Schweizer AG et Jacques Zwahlen, ancien directeur de Veillon.

Par Laurence Villoz

«Cette initiative est nécessaire, car le gouvernement et le parlement n’ont rien fait jusqu’à maintenant», lâche Dick Marty, coprésident du comité de l’initiative «pour des multinationales responsables». Fin avril 2015, 80 organisations dont Amesty international, Pain pour le prochain et Greenpeace ont lancé une initiative populaire fédérale qui vise à contraindre les entreprises suisses à respecter les droits humains et l’environnement dans l’ensemble de leurs secteurs d’activité et partout sur la planète. Ayant obtenu 120'000 signatures en moins de 18 mois, le texte a été déposé, lundi 10 octobre, à la Chancellerie fédérale. 

Ethiques soins domicileComment agir juste quand il n’y a pas de bonne solution? Cette question, les professionnels intervenant dans les soins à domicile se la posent régulièrement. Le recueil qui vient de paraître ne leur donnera pas la réponse, mais éclairera leur réflexion pour faire leur choix.

Par Joël Burri

Un assistant social qui se rend compte qu’il a aidé un bénéficiaire tétraplégique à remplir une fausse déclaration d’assurance; une auxiliaire de soin conviée au suicide assisté d’une de ses patientes; des intervenants pris à parti dans un conflit familial autour du placement en EMS. Tels sont quelques-unes des situations que des professionnels participant au maintien à domicile de patients dans la région lausannoise ont transmises à la Fondation Soins Lausanne. Tous deux membres de cette commission, Pierre Corbaz médecin et Florence Quinche philosophe signent «Ethiques pour les soins à domicile», un recueil dans lequel ils tentent de «faire mémoire» de leurs travaux.

MurielSchmidThéologienne suisse, Muriel Schmid (photo) vit aux Etats-Unis depuis une dizaine d’années. Depuis un an, elle est directrice de programme pour les Equipes chrétiennes pour la paix à Chicago. Interview autour des enjeux théologiques qui fondent le devoir d’accueil des chrétiens envers les migrants.

Propos recueillis par Joël Burri

Muriel Schmid, on dit souvent du christianisme qu’il appelle les croyants à l’accueil des migrants. Qu’est-ce qui fonde théologiquement cela?

On fait souvent référence à la fin du chapitre 25 de l’évangile de Mathieu «Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger et vous m’avez accueilli chez vous…» Cela est devenu un peu bateau et cela conduit souvent nos communautés à de grandes réflexions sur qui est l’étranger pour moi, qui est le prisonnier pour moi. Je peine à m’inscrire dans ce mouvement.

Jean-Marie MüllerDans le cadre des 100 ans du Mouvement International de la Réconciliation, le philosophe français Jean-Marie Müller a donné une conférence à Lausanne, mercredi 21 janvier. Ce spécialiste de la non-violence, âgé de 75 ans, a créé plusieurs associations pour la résolution des conflits et a publié une trentaine d’ouvrages sur ce sujet. Rencontre.

Photo: Jean-Marie Müller © La Découverte/Louis Monier

Par Laurence Villoz

Vous avez consacré votre vie à la non-violence, quelle est la différence entre la non-violence et le pacifisme?

En français, le pacifisme a une connotation négative. Il fait référence à une conception simpliste de la paix. Le pacifiste est une personne qui non seulement croit que la paix est possible, mais qui croit aussi que les conflits peuvent se résoudre par le dialogue, par la parole et par la négociation. Ce courant condamne la guerre sans tenir compte de sa fonction dans la résolution des inévitables conflits dans la société. 

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