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Les puissances (William Pitt et Napoléon) se partagent le monde. James Gillray, 1805. via https://en.wikipedia.org/wiki/Editorial_cartoon#/media/File:Caricature_gillray_plumpudding.jpgToutes les religions ont utilisé des stratégies politiques et devraient procéder à leur examen de conscience. Des collusions abordées sans langue de bois lors des rencontres Café sagesses à Genève par le pasteur Vincent Schmid de la cathédrale Saint-Pierre de Genève, le Grand Rabbin Marc-Raphael Guedj et Charles Genoud, responsable du centre de méditation bouddhiste Vimalakirti.

Image: Les puissances (William Pitt et Napoléon) se partagent le monde. James Gillray, 1805.

Par Caroline Amberger

«Il ne faut faire aucun angélisme. Par nature, toute religion a une dimension politique et le religieux gravite toujours autour du pouvoir» a reconnu Vincent Schmid, pasteur de la cathédrale Saint-Pierre à Genève lors de la troisième rencontre des cafés sagesses a l’Institut des cultures arabes et méditerranéennes ce mois de juin. Se penchant sur sa propre tradition pour réfléchir à cette double dimension, le pasteur a relaté deux interprétations très différentes du chapitre 13 de l’épître de Paul aux Romains. Dans ce passage biblique, la figure de l’apôtre Paul recommandait de se soumettre à une autorité par motif de conscience.

petite prière CC(by-nd) Angela Cinicolo via https://flic.kr/p/a6USTMUn Notre Père plus proche de l’esprit du texte grec original, ce sera pour Pâques, pas pour Noël. L’annonce unilatérale des évêques catholiques romains d’un changement de la plus importante prière chrétienne a fâché. Ils en prennent acte et renoncent à une entrée en vigueur si rapide, proposant aux Eglises sœurs de se rallier au nouveau texte proposé.

Par Joël Burri

«Ne nous soumets pas à la tentation», telle est la formule que les catholiques romains romands prononceront pour la sixième demande du Notre Père probablement jusqu’à la veille de Pâques 2018. La Conférence des évêques suisses a, en effet, accepté de suspendre l’entrée en vigueur d’un changement de traduction qui prévoit de remplacer cette phrase par «ne nous laisse pas entrer en tentation.» Ce changement interviendra pour la plupart des autres francophones au début de l’avent 2017.

9.5 sur l'echelle de luther capture d'écran de la vidéo de Sonia Zanou L’église Saint-François à Lausanne accueille une installation de l’artiste Sandrine Pelletier. Nonante-cinq échelles calcinées et deux vitraux incandescents évoquent la naissance du protestantisme, en écho à notre société actuelle.

Par Marie Destraz «Réformés»

Tels les vestiges d’un événement passé encore fumant et odorant, nonante-cinq échelles calcinées habillent l’église Saint-François, au cœur de Lausanne. Les bancs de bois ont été extraits de l’édifice de pierre pour laisser s’exprimer l’art. A l’occasion du jubilé de la Réforme et à l’invitation de l’Association hospitalité artistique à Saint-François, l’installation avant-gardiste 9.5 sur l’échelle de Luther, de l’artiste Sandrine Pelletier, fait écho aux prémices de ce mouvement, tout en étant cruellement actuelle.

engrenages  CC(by-nc-nd) Kevin Vertucio via https://flic.kr/p/k17voRProtestinfo propose régulièrement des éditos rédigés par des membres des rédactions de Médias-pro.

Les cyberattaques qui ont fait plusieurs fois l’actualité ces dernières semaines suscitent la réflexion de Joël Burri, rédacteur responsable de Protestinfo.

Photo: CC(by-nc-nd) Kevin Vertucio

Une cyberattaque de grande ampleur paralyse de nombreuses entreprises et organisations tout autour de la planète. Un ransomware, ou rançongiciel pour les puristes de la langue de Molière, utilise une faille —pourtant déjà corrigée — du système d’exploitation Windows pour se propager, bloquer des ordinateurs et promettre le rétablissement de la machine en échange de quelques centaines de dollars à verser au travers d’un système de payement intraçable.

Eglises / 28 juin 2017 - 09:00

Brèves

Un culte avec les animaux
Pain pour le prochain élit Nicole Bardet
La nuit des veilleurs 2017

Lionel Elkaïm, rabbin de Lausanne. ©Jacques Berset, cath.chLa communauté israélite de Lausanne et du canton de Vaud (CILV) va devoir se trouver un nouveau guide: après vingt-et-un ans à Lausanne, Lionel Elkaïm retourne vivre en Israël. Retour sur le parcours d’un chef religieux qui n’avait pas cherché à le devenir.

Photo: Lionel Elkaïm, rabbin de Lausanne. ©Jacques Berset, cath.ch

Par Aline Jaccottet

Adieu Gruyère casher, week-ends de ski et tranquillité helvétique: cet automne, le rabbin Elkaïm fait son alyah, soit le «retour» en Israël pour les juifs sionistes. Un exercice dans lequel il est passé expert: c’est la troisième fois qu’il se lance et cette fois, il espère bien que ce sera un aller simple. Les raisons de son départ sont religieuses bien sûr – vivre en Israël est considéré comme un devoir pour de nombreux juifs pratiquants –, mais pas seulement.

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