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Les armoiries du canton de Genève représentées sur l’un des vitraux de la salle du Grand Conseil. CC(by-sa) Lionel Rudaz via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:DL03753.jpg

Après deux ans de travail en commission et 800 pages de rapport, le projet de Loi genevoise sur la laïcité a été débattu en plénum. Un groupe de députés a essayé de faire valoir que le droit existant suffit avec en arrière-fond la crainte d’accoucher d’une loi spécifiquement anti-islam.

Photo: Les armoiries du canton de Genève représentées sur l’un des vitraux de la salle du Grand Conseil. CC(by-sa) Lionel Rudaz

Par Joël Burri

 

L’urgence sur la question ayant été obtenue de justesse, le Grand Conseil genevois a débuté jeudi 22 mars un débat-fleuve sur le projet de Loi sur la laïcité. Cette première soirée de débat a donné lieu à l’acceptation de l’entrée en matière, malgré l’appel de plusieurs députés, de gauche comme de droite à ne pas légiférer sur la question, par 63 voix contre 26 et 3 abstentions.

Synode Fribourg Notre PereDès Pâques, il faudra dire «ne nous laisse pas entrer en tentation» pour la sixième demande du Notre Père. Le synode de chacune des Églises réformées a dû adopter cette mesure. Les Fribourgeois étaient les derniers à ne pas encore avoir tranché cette question.

Par Joël Burri

Le Synode de l’Église évangélique réformée du canton de Fribourg a été le dernier organe délibérant des Églises réformées romandes a adopté la nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père, mercredi soir à Grangeneuve. Dès Pâques, les réformés comme les catholiques diront «ne nous laisse pas entrer en tentation» plutôt que «ne nous soumets pas à la tentation». Un changement déjà actif dans le reste de la francophonie depuis le premier dimanche de l’avent 2017.

Berne GCVotefinal LoiEglisesNationalesLe Grand Conseil bernois a largement adopté la nouvelle Loi sur les Églises nationales. À moins d’un référendum, pasteurs et prêtres ne seront plus employés de l’État, mais les Églises resteront largement soutenues par les finances publiques.

Par Joël Burri

Par 118 voix pour, 10 contre et 8 abstentions, le Grand Conseil bernois a adopté mercredi en deuxième lecture la nouvelle loi cantonale sur les Églises nationales. Les ministres des cultes réformé, catholique romain et catholique chrétien sont aujourd’hui salariés de l’État. La nouvelle loi en fait des employés de leur Église respective, mais pas question pour autant pour l’État de profiter de cette révision pour faire quelques économies. Les Églises seront largement soutenues par un système de financement basé sur deux principes. Le Canton versera 43 millions de francs par année par fidélité à l’engagement pris, il y a deux siècles, de financer les ministres en échange d’une partie du patrimoine de l’Église. Il versera en plus, une subvention dont le montant sera rediscuté tous les six ans pour les prestations d’intérêt général que les Églises fournissent. Cette subvention devrait être de l’ordre de 30 millions de francs les premières années. À moins d’un référendum, la nouvelle loi entrera en vigueur en 2020.

Conférence de presse des trois Églises historiques. De gauche à droite: Pascal Desthieux (Église catholique romaine), Emmanuel Fuchs (Église protestante) et Jean Lanoy (Église catholique chrétienne).Si elles contribuaient à la cohésion sociale dans la première mouture du projet de loi sur la laïcité, la deuxième version du texte semble plutôt percevoir les communautés religieuses comme une menace. Les Églises historiques de Genève font bloc pour appeler les députés à refuser certains changements.

Photo: De gauche à droite: Pascal Desthieux (Église catholique romaine), Emmanuel Fuchs (Église protestante) et Jean Lanoy (Église catholique chrétienne).

Par Joël Burri

Le Grand Conseil genevois pourrait débattre cette fin de semaine d’une deuxième mouture du projet de loi sur la laïcité. Et l’évolution constatée depuis le premier débat inquiète les Églises protestante, catholique romaine et catholique chrétienne de Genève. Les trois Églises historiques ont donc envoyé un courrier commun aux députés. Elles ont également présenté leur missive lors d’une conférence de presse commune. Leur constat est qu’entre les deux projets, l’état d’esprit a changé: on est passé de la reconnaissance de «l’apport des organisations religieuses à la cohésion sociale» à «une compréhension beaucoup plus restrictive du fait religieux, perçu non plus comme un apport, mais davantage comme une menace.»

Dylvain DurgnatDes enfants du collège de la Planta ont planté les premiers arbres fruitiers du nouveau verger autour du temple de Chavannes-près-Renens (VD), jeudi 1er mars. Un projet paroisse-commune qui vise à promouvoir le lien social autour des espaces verts et des jardins participatifs.

Photo: Sylvain Durgnat entouré des écoliers

Par Guillaume Henchoz, reformes.ch

«Doucement avec les pelles!», prévient l’enseignante de la classe de 5e Harmos du Collège de la Planta qui a fait le déplacement à la paroisse de Chavannes (VD) ce jeudi matin afin d’y planter des arbres fruitiers. Les écoliers se bousculent joyeusement à côté du premier arbrisseau mis en terre. Quelques minutes auparavant, ils étaient encore sagement réunis autour du tronc d’un vieux thuya centenaire qui vient d’être coupé, car ses branches débordaient sur le toit de l’église de Chavannes. «Trop cool, il était encore plus vieux que ma grand-mère!», s’exclame, admiratif, la tête blonde qui a laborieusement compté les stries de la dépouille sylvestre.

Une des affiches de la campagne des CSP 2018A l’occasion du lancement de leur campagne 2018 sur le thème du renoncement aux soins médicaux faute de moyens, les CSP romands innovent dans leurs recherches de fonds. Des affiches disposées dans les principales localités romandes comportent un code Twint qui permet de faire des dons spontanés de 5 ou 10 francs.

Photo: Une des affiches de la campagne © CSP

Par Laurence Villoz

«Le renouvellement de nos donateurs est essentiel. Nous avons actuellement un socle de personnes très attachées aux activités des CSP âgées de plus 50 ans. Il s’agit de toucher un nouveau public plus jeune», explique Alain Bolle, président de l’association suisse des Centres sociaux protestants (CSP) et directeur du CSP Genève. Mardi 20 mars à Lausanne, les quatre CSP romands ont présenté leur nouvelle campagne intitulée «Renoncer aux soins faute de moyens?» devant la presse. L’objectif est double: militer pour une simplification du système de soins en soutenant l’initiative fédérale «Pour des primes plus justes», mais aussi informer le public qu’il existe des structures d’aide qui peuvent apporter soutien et conseils face aux problèmes financiers liés aux soins médicaux.

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