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cimetiere_seriesDans les villes, la pression démographique tend à assimiler ces lieux à des parcs d’agréments. Les écologistes y voient l’un des derniers paradis pour la biodiversité en zone urbaine tandis que les pratiques funéraires se transforment. Autant de raisons de supposer que le modèle du cimetière traditionnel est sur le point de rendre son dernier souffle.

Par Sylvain Stauffer

Les bons vieux cercueils mis en bière dans des tombes individuelles laissent de plus en plus nos contemporains de marbre. La tendance est à la crémation. « Environ 85 % des défunts sont incinérés », explique Pierre de Mestral, directeur de Cassar Pompes Funèbres SA à Lausanne. « La plupart des gens entre soixante et huitante ans veulent se faire incinérer car ils pensent que leurs enfants n’iront pas au cimetière », poursuit-il.

loin_2-1Dans son dernier ouvrage, « Prends soin de ma fin », Pierre Paroz aborde la question difficile de la fin de l’existence. L’ancien pasteur livre le fruit de ses réflexions mêlant respect de la vie et droit, devoir même de mourir dans la dignité. Aujourd’hui professeur de lycée, l’auteur dédicace son essai au Salon du livre de Genève.

Par Sylvain Stauffer

Est-ce que votre vie personnelle a influencé la rédaction de ce livre ?

P. P. : Oui, je suis parkinsonien depuis sept ans, mais l’idée de ce manuscrit m’est venue - et j’en ai écrit les premières lignes - avant que je ne tombe malade. Elles s'inspirent de mes nombreuses visites à l’hopital en section gériatrique. A côté de rencontres enrichissantes avec des personnes, à qui l’âge avait insufflé sagesse et sérénité, j’ai été choqué d'en trouver d'autres dont la vie était comme arrêtée.

rsrinfo20070720_8041044_3Les étrangers et les jeunes commettent proportionnellement davantage de délits que les autres citoyens. C'est ce que montre la nouvelle statistique policière sur la criminalité. Publiée en mars dernier, elle présente pour la première fois un panorama global des infractions commises en Suisse. Comment interpréter ces chiffres ? A qui profite le débat sécuritaire ? Sur ces questions, le regard pragmatique d'Olivier Guéniat, criminologue et chef de la police de sûreté du canton de Neuchâtel.

Propos recueillis par Julien Baumann.

Olivier Guéniat, y a-t-il une corrélation entre nationalité et criminalité ?

La nationalité n'a aucune incidence sur le passage à l'acte. La criminalité se définit grâce à une vingtaine de variables, réparties en quatre grands groupes. Par exemple, le background d'une personne, c'est-à-dire le sexe, l'âge et la classe sociale, vont jouer un rôle. Le contexte familial et l'environnement dans lequel un individu évolue. Et le plus important, la situation scolaire ou socioprofessionnelle. Il n'y a rien de plus risqué pour une personne que de ne pas pouvoir se projeter dans l'avenir. Quelle que soit la couleur du passeport, si ces variables sont réunies, il y a plus 80% de risque qu'un individu passe à l'acte.

Shafique_Keshavjee_010Genève/Lausanne - Shafique Keshavjee démissionne de la chaire de théologie des religions et de dialogue œcuménique de la Faculté de théologie de Genève. Celle-ci reproche à l'auteur du livre, «Le roi, le sage et le bouffon », traduit dans une quinzaine de langues, expert du dialogue interreligieux et pasteur bien connu en Suisse romande, de «n'avoir guère développé de recherche académique» durant son premier mandat.

Par Tania Buri

« Je quitte un cadre de travail que j’ai été amené à considérer comme problématique à plus d’un titre et je refuse de cautionner les dérives que j’y perçois », a expliqué Shafique Keshavjee à ProtestInfo. Dans un livre qui paraît le 27 avril - Une théologie pour temps de crise. Au carrefour de la raison et de la conviction, aux éditions de Labor et Fides, le professeur expose son analyse de la crise actuelle des Facultés de théologie et aussi des pistes pour en sortir. « Ce livre, fruit d’une partie seulement des recherches de mon premier mandat, dément, si besoin est, le reproche infondé qui m’a été adressé ».

DSC_0021Genève - Vaud - Les sans papiers sont une aubaine pour les employeurs qui ont la possibilité d'engager une main-d'œuvre surqualifiée pour des salaires dérisoires. Mais selon le député libéral genevois Pierre Weiss, « il est illusoire de croire que donner des papiers va faire cesser le besoin de main-d’oeuvre pour occuper ces postes dits 'bas de gamme'. La demande sera toujours présente. Si la situation de certains sans papiers est régularisée, d’autres prendront leur place ».

Par Marta Coello

Année après année, un millier de personnes sans papiers travaillent sur la Côte pour un total estimé entre 10 000 et 15 000 dans le canton de Vaud. Elles exécutent des travaux indispensables à la bonne marche de l'économie que personne d’autre n’accepte de faire, a indiqué l'Association de soutien et de défense des sans papiers de la Côte. Les enfants des sans papiers, 800 dans le canton de Vaud selon cette association, vont à l’école et sont ainsi partiellement intégrés.

anfParce qu’ils sont nés dans une famille sans papiers, ou pour suivre leur mère immigrée, des milliers d’enfants résident illégalement sur le territoire suisse. L’école obligatoire terminée, impossible ou presque pour ces « clandestins » de trouver un apprentissage. Tandis qu'une décision politique est attendue au niveau national, ProtestInfo a rencontré Oscar Tosato, municipal aux écoles de Lausanne, à l’origine de l’initiative de sa ville d’engager des apprentis sans papier.

Par Sylvain Stauffer

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