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a-voileEtienne Grisel, professeur honoraire de l’Université de Lausanne de droit constitutionnel, pense que les juges qui traitent des litiges liés au voile islamique sous l’angle de la liberté religieuse font fausse route.

Publié par Le Temps

Les Etats européens légifèrent, l’un après l’autre, sur le port du voile. La Suisse pourrait-elle – devrait-elle – faire de même? La question a des aspects juridiques, mais aussi sociaux et moraux, pour ne pas dire philosophiques.

Sous l’angle du droit, une réponse nuancée s’impose, les principes applicables étant contradictoires. D’un côté se trouvent la liberté, la tolérance envers toutes les confessions et le respect des minorités. D’un autre côté, il y a la protection de la société contre des mœurs qui lui sont étrangères et la sauvegarde du droit des femmes contre l’oppression et les discriminations.

images-1Douze mille exemplaires et quatre éditions en vingt ans: L'homme qui venait de Nazareth cartonne en librairie. Son thème? La vie de Jésus. L'auteur, Daniel Marguerat, décortique les raisons de cette longévité pour un livre paru chez une petite maison vaudoise. L'occasion aussi d'évoquer avec ce spécialiste du Nouveau Testament le créneau littéraire où il excelle: la vulgarisation biblique. Interview.


Par Samuel Ramuz


Protestinfo: Daniel Marguerat, les livres de vulgarisation biblique ont-ils un avenir?

Daniel Marguerat: Oui, plus que jamais. Le public répond et ça marche. Prenez le livre que j'ai publié aux Editions du Moulin (lire ci-dessous), L'homme qui venait de Nazareth (Ce qu'on peut aujourd'hui savoir de Jésus). Il en est à sa 4e édition et a été vendu à 12 000 exemplaires. C'est énorme! Les raisons du succès? Facile à lire, bien documenté et nourrissant du point de vue à la fois du savoir et de la spiritualité.

a_-_cathCette année, pour la première fois, le Département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP) n’a pas transmis la liste des élèves, avec mention de leur confession, aux Eglises genevoises. Un revirement que n’attendait pas et que regrette l’Eglise protestante de Genève (EPG). Les paroisses utilisent notamment cette liste pour inviter les enfants à participer au catéchisme.

Par Anne Buloz

Ce changement d’une habitude inscrite dans le temps n’est dû ni à un choix politique ni à une volonté de respecter strictement la séparation entre les Eglises genevoises et l’Etat laïc, mais à l’ajout d’un chapitre à la loi sur l’information du public et l’accès aux documents (LIPAD). Quelques 5000 élèves figurent sur cette liste.

images-3 Ref.ch/ProtestInfo - La Chambre du peuple a fermé jeudi la porte à une commission fédérale pour encourager le dialogue entre religions et politique. Josef Zisyadis (La Gauche/VD) avait lancé une initiative parlementaire dans ce sens. Mais le Conseil national a estimé que les structures existantes, comme le Conseil suisse des religions, permettent déjà de remplir ces buts.

Le popiste vaudois voulait ainsi répondre à une évolution qui date des années 1990. Jusqu'alors, on estimait que la religion était une affaire privée. Mais la question est réapparue dans le débat public. L'initiative anti-minarets acceptée par le peuple suisse l'a bien montré en novembre dernier.

aa_-_bittelBREVE - Le nouveau portail internet de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud vient d'être ouvert au public. En tapant http://www.eerv.ch, chacun pourra naviguer à sa guise dans ce nouveau monde.

Il y en a qui greffent un nouveau cœur dans une plus ou moins vieille peau. Il y en a qui relookent et liftent leur apparence sans trop s’inquiéter du « moteur ». L’EERV a compris qu’il était important de retravailler la globalité si elle voulait répondre aux exigences imposées par sa structure, ses éditeurs et le public d’aujourd’hui, fait-elle savoir dans un communiqué. Dans ce but, le nouveau site a été totalement repensé.

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Lytta Basset © P. Deloche
L'Université de Neuchâtel propose depuis la rentrée de cet automne une formation continue en accompagnement spirituel. Une première en Suisse qui rencontre un vif succès. Entretien avec l'initiatrice du projet Lytta Basset, professeure de théologie à l'Université de Neuchâtel.

Propos recueillis par Julien Baumann

Julien Baumann: Comment définir l'accompagnement spirituel ?

Lytta Basset
: Il y a beaucoup de personnes qui ont besoin d'être entendues à propos de ce qu'elles vivent, de trouver des réponses aux questions qui leur posent problème : le sens de la souffrance, l'appréhension de la mort, le passé qui resurgit. Il s'agit finalement de sujets qui concernent Monsieur et Madame Tout-le-monde. Cette formation donne des outils aux professionnels concernés pour faire face à ce type de questionnements.

J. B. : Quel est l'enjeu de cette formation ?


L. T. : J'aimerais permettre aux participants d'y voir plus clair, car c'est un peu la jungle aujourd'hui. Il existe de nombreux types d'accompagnements. Il y a ce que l'on appelle du conseling, il existe des coaches, des personnes qui ont des visées thérapeutiques, etc. Tous ces métiers ont énormément évolué et j'aimerais donner quelques repères. Dans un premier temps, je voudrais définir ce que peut être aujourd'hui l'accompagnement spirituel.
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