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synode sainte croixPlus de la moitié du montant des oboles glissées dans les troncs des paroisses protestantes vaudoises est reversé à la caisse centrale de l’Eglise, mais cette proportion varie d’un bout à l’autre du canton puisque la contribution d’une paroisse dépend du nombre de ses membres et non des montants qu’elle collecte effectivement. Un fonds de solidarité entre paroisses va être créé pour aider celles qui peinent à atteindre leurs objectifs.

Par Joël Burri

«Est-ce qu’on entend faire rayonner l’Eglise vaudoise dans son entier ou est-ce qu’on entend faire rayonner sa paroisse? Notre Eglise est très congrégationaliste», s’est agacée la pasteure Florence Clerc-Aegerter devant le Synode de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud. Réuni à Sainte-Croix vendredi après-midi et samedi, l’organe délibérant a pris beaucoup de temps pour débattre des montants que les paroisses doivent verser à la caisse centrale.

Le Conseil du consistoireLe processus de fusion des paroisses, en cours depuis plusieurs années, a suscité de fortes réactions au sein des délégués de l’Eglise protestante de Genève, réunis les 15 et 16 juin en Consistoire. Mécontents, certains membres parlent de «forcing».

Photo: Six des sept membres du Conseil du consistoire. De gauche à droite: Rémy Aeberhard, Alain de Felice, le président Emmanuel Fuchs, Charles de Carlini, Joëlle Walther et Anne Pérréard Vite. 

Par Laurence Villoz

«Nous vivons en fédération de paroisses, pas par choix, mais pour des raisons matérielles», a lâché le délégué André Monnard de la paroisse Centre-Ville – Rive-Droite, lors du consistoire de l’Eglise protestante de Genève (EPG). «Le processus de régionalisation relève du forcing. J’ai reçu les plaintes de plusieurs citoyens qui ont arrêté de payer leurs cotisations, parce qu’ils n’étaient pas satisfaits de la manière dont les choses ont été imposées», a ajouté Eduard Dorenbos de la paroisse d’Aïre-Le-Lignon. 

Le bâtiment des Bastions abrite la Faculté de théologie CC(by-sa)'John Middleton' via https://flic.kr/p/edk2MpL’Université de Genève propose pour la rentrée de septembre une formation continue destinée aux imams. Ce projet répond à des préoccupations politiques et sociales autant qu’il innove en proposant une approche historico-critique de l’islam.

Photo: Le bâtiment des Bastions abrite la Faculté de théologie CC(by-sa)'John Middleton' 

Par Caroline Amberger

La communauté albanophone de Genève a sollicité la mise en place d’une formation continue des imams, ils sont désormais de nombreux musulmans à afficher un islam libéral et ne s’en cachent pas. «J’ai grandi en Suisse et ce n’est pas pour autant que je ne pratique pas ma religion, c’est la liberté de culte», explique Djelal Avdil membre de la communauté et résident genevois. «Moi je sais encore l’albanais, mais les plus jeunes ne le parle parfois plus. Nous sommes peut-être la dernière génération à avoir gardé certaines de nos traditions. Pour la religion, c’est à titre personnel que je la pratique. Je crois en quelque chose qui puisse nous rassurer dans la vie. J’ai grandi dans l’islam qui prône la tolérance et l’amour. Mais qui sont ces gens qui donnent une image si catastrophique de notre religion», s’interroge avec consternation ce jeune homme pour lequel il est évident que les imams doivent pouvoir se former et être compatibles avec les valeurs suisses auxquelles il tient beaucoup. «On doit donner le maximum de soi à ce pays qui nous a si bien accueillis», s’exclame-t-il.

Le sermon sur la montagne, durant lequel Jésus à transmis le «Notre Père», Carl Bloch, huile sur cuivre, 1977, via https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Bloch-SermonOnTheMount.jpgProtestinfo laisse régulièrement carte blanche à des personnalités réformées.

Blaise Menu, modérateur de la Compagnie des pasteurs et des diacres de l’Eglise protestante de Genève revient sur la modification de la traduction liturgique du Notre Père.

Illustration: Le sermon sur la montagne, durant lequel Jésus à transmis le «Notre Père», Carl Bloch, huile sur cuivre, 1977

Cette fois, c’est confirmé: les catholiques romains prieront autrement le «Notre Père» dès l’Avent 2017. Plusieurs fois repoussée, la décision récente de l’épiscopat français d’adopter la nouvelle traduction liturgique attire sans surprise celle des évêques suisses. Que feront dès lors les protestants romands? Invoqueront-ils la version œcuménique standard qui prévoit toujours que Dieu ne nous «soumette point à la tentation?» On se réjouit déjà des palabres pour la Semaine de l’unité... Ou préféreront-ils prier qu’il ne nous «laisse pas entrer en tentation»? On n’a pas manqué de gloser sur ce changement, mais le jeu des atermoiements en vaut-il encore la chandelle?

enfants foot image d'illustration cc(by) USAG- Humphreys via https://flic.kr/p/aspoYNUne table ronde a réuni organisations chrétiennes et administrations fédérales autour de la question de la participation des activités jeunesse au programme d’encouragement au sport. Une astuce consistant à faire de ces camps des associations autonomes a été trouvée.

Photo: cc(by) USAG- Humphreys

Par Joël Burri

«Une solution de compromis se dessine pour les associations chrétiennes qui étaient sous la menace d'une exclusion des programmes "Jeunesse et sport" dès 2018», se réjouit le Réseau évangélique suisse dans un communiqué. En effet, les activités organisées par diverses organisations telles que la Ligue pour la lecture de la Bible ou l’Armée du Salut et qui proposent des week-ends ou des semaines mêlant activités sportives et spirituelles avaient été exclues dès 2018 du programme Jeunesse et sport (J+S) par l’Office fédéral du sport (OFSPO). «Une organisation a certes le droit de baser ses activités sur des valeurs religieuses, mais elles ne doivent pas avoir la transmission de la foi ou la conversion comme seul ou principal but», avait expliqué cette administration lorsque la décision a été rendue publique.

Une partie des représentants des associations lançant l’appel sur le canton de Vaud lors de la conférence de presse. ©Caroline AmbergerLes organisations actives auprès des réfugiés ont présenté des situations dans lesquelles des renvois administratifs ont été prononcés de manière inhumaine. Elles soutiennent en terre vaudoise le texte lancé à Genève qui demande aux autorités cantonales et fédérales davantage de respect pour les droits de l’homme et les droits de l’enfant lors des décisions administratives de renvoi.

Photo: Une partie des représentants des associations lançant l’appel sur le canton de Vaud lors de la conférence de presse. ©Caroline Amberger

Par Joël Burri

Les accords de Dublin prévoient que la demande d’asile est traitée par le premier état signataire dans lequel le requérant a séjourné. En clair, un requérant déposant une demande en Suisse peut-être renvoyé vers l’Italie s’il apparaît qu’il a traversé ce pays pour arriver en terre helvétique. Les autorités ont toutefois la possibilité de renoncer à cette expulsion purement administrative pour des raisons humanitaires ou de compassion. Mais à en croire les associations actives dans l’aide au requérant, la Suisse pratiquerait de tels renvois de manière «brutale» et «systématique».

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