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  • 13 septembre 2018 - 14:44
  • laurence villoz 2306 signes
Théologie

«La réforme de la pensée musulmane est aujourd’hui une obligation éthique au nom de l’islam»

Devant un auditoire bondé, la médecin et essayiste marocaine, Asma Lamrabet, a donné une conférence sur la place des femmes dans le Coran, mercredi 12 septembre, à l’Université de Fribourg. Elle prône une lecture réformiste de l’islam.

Par Laurence Villoz

«Ce n’est pas l’islam en tant que message spirituel qui pose problème, mais ce qu’en font les politiques. On constate une impasse à l’échelle du monde musulman due au refus d’une lecture réformiste», lâche Asma Lamrabet, médecin et essayiste marocaine, engagée depuis des années dans la réflexion sur la problématique des femmes dans l’islam. Invitée par le Centre suisse islam et société, Asma Lamrabet a donné une conférence sur le thème «Les femmes dans le Coran, une lecture féministe des sources», mercredi 12 septembre à l’Université de Fribourg.

«Au-delà de la peur de l’islam, de la discrimination, de la stigmatisation, on ne peut pas refuser de dénoncer, en tant que musulmans, nos propres défaillances. Un grand travail d’autocritique est indispensable.» Asma Lamrabet se dit féministe, croyante et respectueuse des traditions. Elle souligne que le féminisme a des principes universels et qu’il en existe différents modèles. «Actuellement, il y a un renouveau féminin dans les pays arabo-musulmans. Une volonté des femmes de développer un discours qui leur est propre», ajoute la spécialiste qui précise que ce mouvement reste encore minoritaire.

Revenir au message initial

«Ce sont les systèmes socioculturels qui font des religions un outil de domination. L’islam n’est pas la seule religion oppresseur des femmes. Il faut distinguer la part spirituelle de l’institutionnelle dans une religion.» Mais comment revenir au message initial? Selon Asma Lamrabet, il faut déconstruire et dénoncer les approches discriminatoires, dépasser la catégorisation des «droits et devoirs» des femmes et ne pas extraire les versets de leur contexte.

Elle met en évidence quatre dimensions dans le Coran: universelle et éthique qui représente 90% des textes, humaniste, conceptuelle et socioconjoncturelle. C’est cette dernière dimension qui pose problème. Abordée dans cinq à six versets, elle traite entre autres de la question du voile, du divorce et de l’héritage. «Le Coran comprend 6232 versets et seulement six en font sa réputation. Et ils reflètent la conjoncture sociale de l’époque du VIIe siècle. C’est une lecture complètement réductrice de l’islam. Le savoir et la connaissance sont des valeurs fondamentales dans le Coran qui ne sont malheureusement pas mises en valeur dans les prêches», explique-t-elle. «La réforme de la pensée musulmane est aujourd’hui une obligation éthique au nom de l’islam. On a urgemment besoin de faire une autocritique. Il faut offrir aux musulmans une nouvelle grille de lecture.»

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